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§ 01 · Histoire et fondation

Pourquoi Saint-Denis ? La logique industrielle d'une implantation (1871-1875)

Hotchkiss Hotchkiss · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

De Viviez à Paris

Après l'épisode de Viviez, dans l'Aveyron, ouvert pour répondre à la demande du Gouvernement de la Défense nationale pendant la guerre franco-prussienne (voir Benjamin Berkeley Hotchkiss, ingénieur d'armement américain naturalisé par l'histoire française), la paix retrouvée permet à Benjamin Hotchkiss de recentrer son activité sur la région parisienne. La société s'installe d'abord à Paris même, quai de Jemmapes. Ces locaux deviennent rapidement trop exigus pour l'ampleur que prend l'activité.

Le choix de Saint-Denis

L'entreprise porte alors son choix sur Saint-Denis, aux portes de la capitale. Selon le club de marque, trois atouts précis motivent cette décision :

  • le canal Saint-Denis, ouvert à la batellerie dès 1821, qui rejoint Paris par le canal Saint-Martin — un accès fluvial direct pour l'approvisionnement en matières premières et l'expédition de la production ;
  • un réseau de transport terrestre dense, avec des routes complétées dès 1843 par le chemin de fer, puis en 1871 par le tramway ;
  • une main-d'œuvre locale qualifiée, en partie déjà rompue aux métiers de la métallurgie et de la mécanique générale.

En 1875, Benjamin Hotchkiss arrête son choix sur un vaste terrain, au lieu-dit « le Barrage ». C'est sur ce site que naît ce qui deviendra, un quart de siècle plus tard, l'usine Hotchkiss de Saint-Denis — désignée plus tard dans les sources comme « l'usine du barrage » pour la distinguer de la seconde implantation, plus moderne, du boulevard Ornano (voir Le « Juste Milieu » : Henry Mann Ainsworth et la politique commerciale AM/AM2 (1923-1936)).

Un emblème hérité de l'armement

De 1875 à 1903, l'activité du site est intégralement consacrée à la fabrication de matériels d'artillerie (voir Du canon-révolver de la guerre de Sécession au canon à tir rapide naval et La mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914 : un brevet racheté à un officier austro-hongrois). C'est de cette période que provient l'emblème de la marque, conservé jusqu'à la fin de sa production automobile : deux canons croisés surmontés d'une grenade et entourés d'un ceinturon — un choix graphique qui rappellera, sur chaque calandre Hotchkiss des années 1930 et 1940, les origines militaires de la maison.

En dépit de la disparition de son fondateur en 1885 (voir Benjamin Berkeley Hotchkiss, ingénieur d'armement américain naturalisé par l'histoire française), l'entreprise s'enracine solidement à Saint-Denis, où elle restera implantée jusqu'à la fin de son histoire industrielle propre, dans les années 1970 (voir De Hotchkiss-Brandt à Thales : la survie de l'entité industrielle dans l'armement).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
club-hotchkiss.fr
Date d'extraction
12 sept. 2026
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