2024-2025 : Nissan réduit sa participation, Mitsubishi envisagerait un retour à une plateforme maison
Une cession de titres officiellement confirmée
Le 7 novembre 2024, Nissan Motor cède, via la Bourse de Tokyo, environ 149 028 300 actions de Mitsubishi Motors Corporation, soit 10,02 % du capital de l'entreprise, au prix unitaire de 460,6 yens. Cette opération, confirmée par des communiqués officiels concordants des deux constructeurs, ramène la participation de Nissan dans Mitsubishi Motors de 34,07 % à environ 24 %. Les communiqués officiels justifient cette cession par une tendance plus générale de réduction des participations croisées entre entreprises japonaises, présentée comme bénéfique à la fois pour la flexibilité financière de Nissan et pour l'autonomie stratégique de Mitsubishi.
Un contexte de difficultés financières chez Nissan
Cette cession s'inscrit dans un ensemble de mesures plus large annoncées par Nissan à la même période : suppression d'environ 9 000 emplois dans le monde et ralentissement de plusieurs projets industriels, dans un contexte de ventes en recul pour le constructeur. Elle intervient par ailleurs peu de temps après l'échec, largement commenté par la presse spécialisée, d'un projet de fusion entre Honda et Nissan — un épisode qui, sans concerner directement Mitsubishi, contribue à une lecture d'ensemble de tensions et de recompositions au sein de l'écosystème d'alliances entre constructeurs japonais dont Mitsubishi fait partie.
Un possible retour à une plateforme maison pour la prochaine génération
Au-delà de ce volet capitalistique confirmé par les deux entreprises elles-mêmes, la presse spécialisée automobile (notamment Carscoops, en mars 2025) rapporte, en s'appuyant sur des sources internes non officiellement confirmées par Mitsubishi à la date de rédaction de ce dossier, que la cinquième génération de l'Outlander, attendue pour un lancement autour de 2027, pourrait abandonner la plateforme CMF-CD partagée avec Nissan et Renault (voir La plateforme CMF-CD : l'Outlander rejoint tardivement une famille déjà large) au profit d'une plateforme maison modifiée, après une seule génération d'utilisation de l'architecture commune. Ce recentrage stratégique, s'il se confirme, s'expliquerait par la volonté de Mitsubishi de mieux différencier ses produits plutôt que de poursuivre le partage de coûts de développement avec ses partenaires d'Alliance. Cette information relève à ce stade d'un rapport de presse spécialisée sur un produit non encore officialisé, et est rapportée ici avec la prudence méthodologique qu'elle appelle — à recouper lors d'une prochaine mise à jour de ce dossier lorsque des informations officielles seront disponibles.
Une lecture d'ensemble à ne pas figer prématurément
L'addition de ces éléments (cession partielle de participation, difficultés financières chez Nissan, échec de la fusion Honda-Nissan, retour à une plateforme maison rapporté par la presse) dessine un tableau de fragmentation possible de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi telle qu'elle avait été relancée en 2016 — sans pour autant que cette Alliance soit rompue formellement à la date de rédaction de ce dossier. Ce panorama d'ensemble, y compris son articulation avec le retrait puis le retour de Mitsubishi sur le marché européen, est développé dans 11-actualite-et-avenir/.
Voir aussi
- Site source
- global.nissannews.com ; mitsubishi-motors.com ; carscoops.com
- Date d'extraction
- 14 sept. 2026
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