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§ 11 · Astuces

Trucs d'époque pour préparer un SEAT 600 — du « trucaje » amateur aux kits Abarth

SEAT 600 (« Seiscientos », 1957-1973) · depuis 1957 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le « trucaje » de base, à la portée de tous

La mécanique simple et robuste du SEAT 600 se prêtait facilement à une préparation amateur (le « trucaje », selon le terme employé par museoseat.com), sans nécessiter d'outillage professionnel. Les étapes les plus courantes, par ordre de coût croissant :

  1. Allègement esthétique : suppression des ornements chromés (dont la « bigotera » frontale — voir Couleurs, sigles et éléments d'identification de carrosserie du SEAT 600) et des enjoliveurs de roues ; jantes retournées ; capot arrière fixé en position semi-ouverte pour mieux refroidir le moteur en course.
  2. Confort de pilotage : remplacement du volant d'origine par un modèle plus petit à jante gainée de cuir.
  3. Tenue de route : abaissement de la suspension et pose d'amortisseurs plus fermes — les Koni ayant la préférence des préparateurs. Grâce à son faible poids et à son format compact, un 600 légèrement abaissé gagnait fortement en stabilité, avec des réactions dynamiques jugées « nobles et faciles à contrôler pour de nombreux aspirants pilotes ».
  4. Gain de puissance à moindre coût : rectification (planage) de la culasse pour augmenter le taux de compression, pose d'un échappement à double sortie.

Les kits du marché : de Nardi à Abarth

Pour aller plus loin, plusieurs kits de préparation étaient disponibles dans le commerce, quasiment tous d'origine italienne — logique, puisque l'Italie avait connu la « fièvre » de la compétition sur base Fiat 600 avant même l'Espagne : Nardi, Conti, Giannini, ZM, et surtout Abarth, dont les kits 850 TC et 1000 TC Corsa dominaient les plateaux de compétition. Les modifications possibles touchaient la distribution, la cylindrée, la carburation, la culasse, le vilebrequin, les collecteurs, les pistons, les ressorts de soupapes et les soupapes elles-mêmes — permettant de faire évoluer la cylindrée d'origine (633 cm³) jusqu'à plus d'un litre, pour une puissance finale oscillant de moins de 30 ch à plus de 100 ch sur les Abarth 1000 Corsa les plus poussées, capables de flirter avec les 200 km/h.

Les préparateurs espagnols, spécialistes reconnus

Deux noms reviennent comme spécialistes espagnols de cette préparation : Antonio Madueño, âme de l'atelier madrilène Autotécnica, et la famille Juncosa, représentante officielle d'Abarth en Espagne, dont l'atelier barcelonais réalisait les transformations tout en développant ses propres innovations. Voir le rôle de cette même famille sur les circuits dans Le SEAT 600 en compétition — Abarth, la famille Juncosa et la première victoire féminine.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
museoseat.com
Auteur du site
museoseat.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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