De l'injection mécanique du M1 au Motronic électronique — injection et allumage sur la M5
Une rupture technique dès la première M5
Le moteur du M1 utilise une injection mécanique Kugelfischer-Bosch couplée à un allumage électronique Magneti-Marelli (voir le dossier bmw-m1/). Dès sa première adaptation à la berline Série 5 en 1984, BMW Motorsport abandonne ce système mécanique hérité de la compétition au profit d'une injection électronique Bosch Motronic de seconde génération, gérant conjointement l'allumage et le dosage d'essence à travers six corps de papillon indépendants conservés du M1. Ce changement, documenté par Supercar Nostalgia, permet à lui seul de relever le taux de compression du moteur de 9,0:1 à 10,5:1 par rapport au M1 (voir la comparaison chiffrée complète dans Le moteur M88/3 de la M5 E28 — caractéristiques et comparaison chiffrée avec le M1) — une évolution presque contre-intuitive, puisqu'elle transforme un système de compétition d'origine en une solution plus moderne et plus précise pour un usage routier quotidien.
Une évolution continue jusqu'en 1992
La gestion électronique progresse tout au long de la carrière de la lignée S38 : la version 3,6 litres de la M5 E34 (S38B36, 1988) reçoit un débitmètre d'air à fil chaud associé à un Bosch Motronic classique, tandis que la version 3,8 litres (S38B38, à partir de fin 1991) passe au Motronic 3.3, une génération plus avancée du même système.
La fin du distributeur d'allumage
L'évolution la plus visible intervient avec le S38B38 : l'allumage, jusque-là confié à un distributeur mécanique classique, devient sans distributeur (« distributor-less »), avec une bobine d'allumage individuelle par cylindre — une architecture qui deviendra la norme sur la quasi-totalité des moteurs à essence dans la décennie suivante, mais qui reste une nouveauté notable sur un moteur de série en 1991-1992.
Voir aussi
- Site source
- supercarnostalgia.com
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://supercarnostalgia.com/blog/bmw-e28-m5 ↗