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§ 03 · Allumage électricité

L'allumage électronique intégral (AEI) — comment fonctionne la « première mondiale » de la Visa

Citroën Visa · 1978–1988 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un système développé avec Thomson

Le bicylindre 652 cm³ de la Visa (voir Le bicylindre 652 cm³ de la Visa — dernière évolution du flat-twin, seul moteur 100 % Citroën du modèle) inaugure, dès le lancement de 1978, un système d'Allumage Électronique Intégral (AEI) mis au point avec le groupe électronique français Thomson — présenté comme une première mondiale pour ce type de moteur sur une automobile de série. Le principe rompt radicalement avec le rupteur mécanique classique, alors encore la norme sur l'ensemble de la concurrence de ce segment et sur les autres moteurs bicylindres Citroën de l'époque (2 CV, Dyane, Ami).

Un fonctionnement sans pièce d'usure mécanique

Le système repose sur deux capteurs électroniques qui détectent, sans aucun contact mécanique, le passage d'un plot fixé sur le volant moteur. Un calculateur électronique, qui embarque une cartographie complète de l'avance à l'allumage en fonction du régime moteur et de la dépression régnant dans le collecteur d'admission, pilote à partir de ces informations une bobine à double sortie haute tension, dite « jumostatique » — un principe technique similaire à celui déjà employé sur les moteurs 3 CV de la gamme Citroën, mais dans une version spécifique à ce bloc. L'intérêt pratique de ce montage est immédiat : contrairement à un allumeur classique, dont les contacts s'usent et dont l'avance doit être périodiquement recalée, ce système électronique intégral ne nécessite, selon les sources consultées, ni réglage ni entretien courant — un argument de vente non négligeable pour une clientèle d'entrée de gamme peu encline à multiplier les visites en atelier.

Une avance technologique isolée dans une gamme largement Peugeot

Ce raffinement mérite d'être souligné car il tranche avec le reste de la gamme motrice de la Visa, très majoritairement issue de la banque d'organes Peugeot (voir Les moteurs Peugeot de la Visa — familles X, XU et XUD, de la Super à la GTI) : c'est précisément sur le seul moteur resté d'origine Citroën que la marque choisit d'investir dans une innovation technologique de rupture, plutôt que sur les motorisations quatre cylindres partagées avec les autres marques du groupe. Ce choix illustre, à l'échelle d'un simple système d'allumage, la même tension entre identité technique propre et rationalisation industrielle qui traverse l'ensemble de l'histoire du modèle (voir Des accords Fiat au rachat par Peugeot — la genèse mouvementée de la Visa (projets Y, TA, VD)).

Un autre « premier » électrique, plus tardif : les clignotants à annulation automatique

Sur un tout autre registre électrique, la refonte du tableau de bord de l'automne 1984 (millésime 1985, voir Le tableau de bord « avion » — les satellites PRN de Michel Harmand) introduit sur la Visa un dispositif resté longtemps absent des Citroën : les clignotants à annulation automatique après un virage, un équipement déjà quasi universel chez la concurrence mais que la Visa est, selon une source anglophone consultée pour ce dossier, la toute première Citroën à recevoir de série.

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Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org, en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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