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§ 09 · Conduite

La réévaluation critique récente — la MX-5 comme référence de la pureté de conduite

Mazda MX-5 / Miata · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

D'un bon rapport qualité-prix à un étalon de la conduite pure

Si l'accueil critique de 1989 saluait déjà les qualités dynamiques de la MX-5 (voir La réception critique de 1989 — un accueil enthousiaste et immédiat), la presse automobile anglophone des années 2015-2020 va plus loin : elle érige la génération ND en référence absolue de ce que doit être une voiture de sport « pure », par contraste explicite avec une industrie automobile jugée de plus en plus dominée par la puissance brute, l'électronique d'assistance et le poids croissant des équipements de confort. Le journaliste britannique Jeremy Clarkson, dans sa chronique du Sunday Times consacrée à la ND en 2016, lui attribue la note maximale et la qualifie de « bijou d'ingénierie », allant jusqu'à écrire qu'elle a un effet quasi thérapeutique sur l'humeur du conducteur. Top Gear magazine attribue à la même génération un score de neuf sur dix en 2017, la qualifiant de meilleure MX-5 jamais produite.

Une comparaison frontale avec des voitures bien plus puissantes

Le site américain The Drive pousse cette réévaluation jusqu'à son terme logique dans un essai de 2020 consacré à la version RF, où le journaliste explique préférer, pour le seul plaisir de conduite sur route ouverte, une MX-5 d'environ 180 chevaux à une Ford Mustang Shelby GT500 développant plus de 760 chevaux — un jugement qui ne conteste évidemment pas la performance chronométrée de la Mustang, mais qui affirme que l'engagement du conducteur et la lisibilité des limites du véhicule comptent davantage, sur route publique, que la puissance disponible. Un second essai du même site, publié en 2021 pour le trente-deuxième anniversaire du modèle, résume ce jugement en une formule : la MX-5 reste, plus de trois décennies après son lancement, « une pure voiture de conducteur ».

Un jugement qui n'occulte pas les limites objectives du modèle

Cette réévaluation élogieuse ne verse pas dans l'hagiographie sans nuance : plusieurs essais soulignent que le moteur atmosphérique de la MX-5, sans être poussif, manque objectivement de couple à bas régime comparé aux motorisations turbocompressées désormais courantes dans l'industrie, et que le becquet performance de la voiture (sa légèreté et son agilité) reste indissociable d'un espace intérieur et d'un volume de coffre délibérément restreints. C'est précisément cette absence de compromis dans un sens comme dans l'autre — un roadster franchement mono-fonction plutôt qu'un compromis touche-à-tout — qui nourrit, selon cette presse, le statut d'exception du modèle dans le paysage automobile contemporain.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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