De l'injection mécanique au Kompressor puis au CGI : l'alimentation essence de la Classe C
Une injection électronique multipoint dès le lancement
Contrairement à sa devancière la 190, encore partiellement équipée d'injection mécanique K-Jetronic sur certaines versions (voir le dossier mercedes-190e-cosworth/, lecture seule, pour le détail de ce système), la Classe C naît d'emblée avec une injection électronique multipoint pilotée par calculateur sur l'ensemble de sa gamme essence multisoupapes M111 — une avancée technologique cohérente avec le statut de modèle entièrement nouveau de la W202, plutôt qu'une simple évolution de plateforme.
Le retour du compresseur volumétrique en 1995
Le jalon le plus notable de cette période reste la réintroduction, en 1995, de la suralimentation par compresseur volumétrique de type Roots sur le C 230 Kompressor puis le C 200 Kompressor — Mercedes-Benz n'ayant plus fait appel à cette technologie depuis cinquante ans. Le choix du compresseur plutôt que du turbocompresseur, à cette époque, répond à une volonté de conserver une réponse à l'accélérateur instantanée, sans le temps de latence (« turbo lag ») inhérent aux turbocompresseurs de l'époque, au prix d'un rendement énergétique moindre à charge partielle.
L'injection directe : le CGI
La génération W203 introduit l'injection directe d'essence sous l'appellation maison CGI (Charged Gasoline Injection), associée dans un premier temps au compresseur existant sur le C 200 CGI (2003-2005) puis généralisée avec la famille de moteurs M272/M276 qui équipe la fin de carrière W203 et la totalité de la W204. Cette double technologie — injection directe et suralimentation — permet des gains simultanés de puissance, de consommation et d'émissions, une combinaison qui deviendra la norme sur la quasi-totalité de l'industrie automobile dans la décennie suivante.
L'abandon du compresseur au profit du seul turbocompresseur
À partir de la W205, le compresseur volumétrique disparaît définitivement de la gamme Classe C au profit du seul turbocompresseur, jugé plus efficace à mesure que les technologies de suralimentation progressent (turbines à géométrie variable, double turbocompresseur, puis compresseurs électriques d'appoint sur la W206). Le sigle CGI lui-même disparaît progressivement de la communication commerciale à partir de 2011, l'injection directe devenant un standard de fait sur l'ensemble de la gamme plutôt qu'un argument marketing distinctif.
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026