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§ 09 · Conduite

Au volant du Manta — sensations de conduite et comparatif avec le Capri

Opel Manta & Opel Kadett C · 1970–1975 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le ressenti au volant selon Hagerty UK

Le guide d'achat Hagerty consacré au Manta B décrit une voiture au caractère plus « brut » et immédiat que sa rivale directe, la Ford Capri contemporaine : suspension plus ferme, un peu plus de bruit de roulement à haute vitesse, mais des freins à disque avant mordants, une direction à crémaillère précise, et — sur les versions les plus tardives — une boîte 5 rapports plus agréable que la boîte 4 rapports encore courante sur les Capri d'entrée de gamme à moteur 4 cylindres. Le 1,9 l assure des performances correctes, mais c'est le 2,0 l à injection (GT/E, 110 ch) qui, selon Hagerty, offre le meilleur compromis : démarrage facile grâce à l'injection, montée en régime franche, embrayage plus ferme que sur une voiture moderne mais sans excès, et une boîte de vitesses jugée « légère, précise et agréable ».

Sur le plan dynamique, le schéma classique propulsion/essieu rigide du Manta se traduit, selon Hagerty, par un comportement lisible : sous-virage à l'approche de la limite, glissant vers un survirage progressif si l'on est maladroit ou si l'on rouvre les gaz — un comportement à aborder avec prudence sur chaussée mouillée, la voiture ne disposant d'aucune aide électronique à la conduite. Habitabilité et visibilité sont jugées bonnes pour la catégorie, avec une grande boîte à gants, de vastes vide-poches de porte, une banquette arrière correcte et un grand coffre — la version « Sports Hatch » (Berlinetta à hayon après restylage) offrant en prime un volume de chargement modulable via son hayon et sa banquette rabattable.

Le comparatif direct avec le Capri (Classic Trader)

Le magazine Classic Trader, dans un comparatif mené sur route avec un Manta A 1972 préparé Steinmetz et un Ford Capri 2.0 argent de 1971, confirme et prolonge ce constat pour la première génération : le Capri, plus étriqué à bord avec ses six cadrans ronds et son petit volant cuir, procure une sensation « sportive » plus immédiate, portée par un six-cylindres tournant très rond même à haut régime ; le Manta, plus spacieux, avec une position de conduite jugée plus confortable et une direction douce mais précise, ne pousse à l'oversteer que si l'on sollicite franchement l'accélérateur en sortie de virage — une voiture définie par le magazine comme plus proche du « plaisir de conduite cultivé » que de la sportivité pure, l'un des deux journalistes concluant malgré tout préférer, à titre personnel, le style plus directement hérité des années 1960 du Capri.

Une lecture convergente

Les deux sources, pourtant indépendantes (guide d'achat britannique centré sur le Manta B, comparatif allemand centré sur le Manta A), aboutissent à une même conclusion générale : le Manta n'a jamais été conçu comme une sportive radicale, mais comme un coupé au quotidien facile, dont le meilleur compromis dynamique se trouve dans les versions à injection (GT/E) plutôt que dans les motorisations d'entrée de gamme — cohérent avec le constat, documenté dès l'origine du modèle, d'un écart entre l'image très sportive du dessin et la réalité plus mesurée des motorisations de base (voir Histoire générale de l'Opel Manta (1970-1988)).

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Provenance de cette fiche
Site source
hagerty.co.uk
Date d'extraction
12 sept. 2026
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