Au volant d'une 203 C : impressions de conduite d'une populaire increvable
Fiche fondée sur le récit d'un essai contemporain d'une 203 C particulière, repeinte depuis plus de vingt ans dans un rouge Candy alors très prisé du milieu du « custom » — une teinte qui n'a jamais existé au catalogue Peugeot d'origine, appliquée sur une carrosserie qui, elle, n'a pratiquement pas changé entre 1949 et 1960 (voir Une ligne venue d'Amérique : de la Hudson 1941 à la Chevrolet Fleetline).
Une position de conduite convenable, une caisse fuselée
L'essayeur relève une position de conduite plutôt satisfaisante, en dépit d'un espace limité côté conducteur qu'impose la forme fuselée de la caisse vers l'avant. Les pédales, à l'articulation orientée vers l'avant, demandent un temps d'adaptation, la pédale d'accélérateur étant sensiblement plus avancée que les deux autres.
Un démarrage franc, un rayon de braquage remarquable
Le démarrage — bouton de contact puis tirette à fond — s'effectue instantanément. Dès les premiers mètres, le rayon de braquage se révèle très court, au point que l'essayeur y voit tout l'intérêt qu'auront, des décennies plus tard, les citadines revenues à la propulsion (voir Direction à crémaillère, freins hydrauliques et suspensions : la modernité châssis de la 203).
Une boîte de vitesses qui confirme sa réputation
L'essai illustre concrètement les défauts documentés de la boîte quatre rapports (voir La boîte de vitesses de la 203 : le point faible unanimement reconnu) : la première, très courte, lance la voiture « très très vite » et impose de passer rapidement la seconde, elle-même plutôt courte avant qu'une troisième, mieux étagée, ne s'installe. La quatrième, véritable rapport surmultiplié, peine nettement dans le moindre faux-plat en montée, obligeant l'essayeur à rétrograder en troisième. Trouver et enclencher franchement la première n'est pas non plus toujours évident, ce qui complique les redémarrages en côte — la voiture n'étant, de plus, pas équipée d'un frein à main permettant de sécuriser aisément la manœuvre.
Une auto à l'aise dans les enchaînements, pas sur une spéciale de rallye
Le freinage ne pose aucun problème particulier lors de l'essai, et la voiture se montre plutôt à l'aise dans les petits enchaînements de virages, en montée comme en descente, avec une direction jugée précise (voir Direction à crémaillère, freins hydrauliques et suspensions : la modernité châssis de la 203). L'essayeur conclut sans détour que les 45 ch de la 203 C n'autorisent aucune mise en vitesse déraisonnable et que la voiture n'a clairement pas été conçue pour attaquer une spéciale de rallye — un jugement qui n'enlève rien aux résultats bien réels obtenus en compétition par des équipages privés sur des 203 de série (voir Le palmarès sportif de la 203 : dix ans de victoires en rallye aux mains d'équipages privés).
Voir aussi
- La boîte de vitesses de la 203 : le point faible unanimement reconnu · Direction à crémaillère, freins hydrauliques et suspensions : la modernité châssis de la 203 · Le moteur de la 203 : une culasse hémisphérique en Alpax volontairement bridée · Une ligne venue d'Amérique : de la Hudson 1941 à la Chevrolet Fleetline · Le palmarès sportif de la 203 : dix ans de victoires en rallye aux mains d'équipages privés
- Site source
- newsdanciennes.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
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