Aller au contenu
§ 12 · Culture documentation

La 203 R et les carrossiers confidentiels : Jeep avortée, roadsters et coachs sur mesure

Peugeot 203 · 1948–1960 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

La 203 R : une Jeep française qui n'a jamais vu le jour

En 1950, Peugeot étudie sur la base de la 203 une carrosserie de type « Jeep », destinée à répondre à un appel d'offres militaire pour un véhicule léger tout-terrain. Le projet, baptisé 203 R, ne connaît pas de suite : l'armée française lui préfère finalement la Delahaye VLR. Peugeot retente l'exercice en 1956 avec une nouvelle version, sans davantage de succès commercial ou militaire. Ces deux tentatives restent des épisodes mineurs mais révélateurs de la polyvalence perçue de la plateforme 203, déjà démontrée par la richesse de sa gamme utilitaire civile (voir Les utilitaires 203 : pick-up, fourgon « paquet de tabac », ambulance et châssis-cabine).

Une nébuleuse de carrossiers indépendants

Au-delà des figures bien documentées de Darl'Mat (voir La 203 Darl'Mat : la version sportive confidentielle du sorcier du Lion) et Constantin (voir Alexis Constantin aux 24 Heures du Mans : la 203 suralimentée (1951-1955)), la 203 sert de base à une petite constellation de réalisations plus confidentielles, portées par des carrossiers ou ateliers moins connus du grand public : des cabriolets par le carrossier suisse Worblaufen, des coupés par Eugène Martin, des roadsters dans la tradition italienne par Barbier-Chambas et par Calès (ce dernier exposé à Rétromobile), ainsi que des coachs signés Dubois ou Frua. La plupart de ces réalisations sont produites à quelques exemplaires seulement, parfois un seul, et relèvent davantage de l'exercice de style ou de la commande individuelle que d'une véritable série.

La série « Tour de France » de 1954

Une série un peu plus structurée mérite d'être distinguée : à l'occasion du millésime 1954, Peugeot fait réaliser une série de 203 à carrosserie spéciale « Tour de France », en lien avec le Tour de France cycliste — seize exemplaires selon certaines sources (voir Chronologie annuelle de la Peugeot 203 (millésimes 1949 à 1960)), vraisemblablement destinés à un usage promotionnel ou de caravane publicitaire autour de l'épreuve cycliste, alors l'un des événements populaires majeurs de la France des années 1950.

Le custom, une seconde vie tardive pour la 203

Signe de la plasticité de sa caisse monocoque (voir La première Peugeot à caisse monocoque : une rupture industrielle discrète) et de son statut de « populaire » facilement disponible d'occasion, la 203 devient aussi, dans les décennies 1980-1990, l'une des bases privilégiées du mouvement customs français, aux côtés d'autres populaires françaises de l'après-guerre — un usage qui perdure aujourd'hui dans la communauté des collectionneurs (voir L'Amicale 203 Peugeot : vie de club et réhabilitation tardive d'une populaire discrète), comme en témoigne par exemple la 203 C repeinte en rouge Candy décrite dans Au volant d'une 203 C : impressions de conduite d'une populaire increvable.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org (recoupé avec ixocollections.com et newsdanciennes.com)
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci