Aller au contenu
§ 02 · Moteur

La préparation moteur de l'Octavia TS — jusqu'à 100 ch pour les préparateurs privés

Škoda Octavia (1959-1971) et Felicia · 1959–1971 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Au-delà de la présentation générale du modèle (voir Genève 1960 — l'Octavia Touring Sport, la version homologuée pour la compétition), la documentation technique publiée par Škoda pour le 120ᵉ anniversaire de son département compétition détaille précisément les modifications apportées au bloc moteur de série pour obtenir la version Touring Sport.

Les modifications de série sur la version 1089 cm³

Par rapport au moteur d'Octavia de base, la version Touring Sport reçoit :

  • deux carburateurs double corps Jikov 32 SOPb, en lieu et place du carburateur simple ;
  • une tubulure d'admission entièrement redessinée pour profiter de cette double alimentation ;
  • des pistons à déflecteurs, qui portent le taux de compression à 8,4:1 (contre un taux nettement plus bas sur le moteur de série, optimisé pour les carburants disponibles en Europe de l'Est).

Ces modifications suffisent à porter la puissance de 40 à 50 ch à 5 500 tr/min, avec un couple maximal de 74,5 Nm atteint à 3 500 tr/min.

La version 1200 (1962) : un second cran de préparation

Avec le passage général de la gamme au bloc 1221 cm³ en 1961 (voir La famille de moteurs OHV 1089/1221 cm³ — un même bloc, cinq niveaux de puissance), Škoda présente en janvier 1962 l'Octavia TS 1200, qui conserve le même taux de compression de 8,4:1 mais bénéficie de la cylindrée supérieure pour atteindre 55 ch à 5 100 tr/min et un couple de 86,2 Nm à 3 500 tr/min.

Un moteur particulièrement malléable entre des mains expertes

Selon Škoda, ce bloc de base, réputé pour sa robustesse, se prêtait remarquablement bien à la préparation privée : des propriétaires expérimentés, disposant du savoir-faire technique nécessaire, parvenaient à extraire près de 100 ch du même moteur d'origine — près du double de la puissance de série, un résultat remarquable pour un bloc conçu à l'origine comme un moteur de grande série économique plutôt que comme une base sportive.

Pour les voitures engagées en rallye par l'usine elle-même, la préparation restait pourtant volontairement mesurée : sur les Octavia TS alignées au Rallye Monte-Carlo, le taux de compression restait identique à celui de la version de série commercialisée, la seule modification mécanique notable étant l'ajout d'un carter d'huile en aluminium — l'essentiel de l'avantage compétitif provenant alors du choix des pneumatiques (Barum OS 11 5.60×15 lisses, ou Michelin Vialarts cloutés sur neige et glace) et de l'homologation de deux rapports de pont, avec un rapport final fixé à 4,78 (voir le détail du palmarès dans Le triplé de l'Octavia TS au Rallye Monte-Carlo (1961-1963) — et l'absence documentée au RAC Rally).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
Škoda Storyboard et Škoda Motorsport
Date d'extraction
13 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci