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§ 09 · Conduite

La M3 E30 vue par la presse automobile (1986-1988) — une voiture de course adoucie, pas une berline musclée

BMW 3.0 CSL / BMW M3 E30 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un tarif qui choque avant même le premier tour de roue

En Allemagne, la M3 est facturée environ 58 300 DM à son lancement, contre environ 34 000 dollars pour la version américaine mieux équipée — près du double du prix d'une 318i et près de 5 600 dollars de plus que la six-cylindres 325i, pourtant déjà considérée comme chère. Plusieurs titres de la presse américaine — Car and Driver consacre par exemple un article resté célèbre sous le titre « Don't ever think 'yuppie' again » (« Ne pensez plus jamais "yuppie" ») — soulignent d'emblée ce paradoxe : une compacte au tarif de voiture de luxe.

En ligne droite, à peine plus rapide qu'une 325i ; sur circuit, dans une autre catégorie

De nombreux essayeurs de l'époque relèvent que la M3 ne devance que modestement la 325i en accélération pure, et qu'elle se montre nettement moins agréable au quotidien : le moteur S14, sonore et peu onctueux à bas régime, lasse sur longue distance selon plusieurs tests. C'est sur route sinueuse ou sur circuit que la M3 change de dimension : direction précise, prise de virage franche, équilibre remarquablement sain pour une architecture à essieu arrière à bras obliques (voir Voies élargies, freins et suspension empruntés à la Série 5 — le châssis de la M3 E30) — certains essayeurs regrettent un sous-virage initial un peu marqué, mais s'accordent sur le fait que des dérives progressives et contrôlables restent accessibles aux pilotes expérimentés, donnant une confiance immédiate au volant.

« Une voiture de course adoucie plutôt qu'une berline de luxe survitaminée »

La synthèse qui revient le plus souvent dans la presse spécialisée tient en une formule : la M3 E30 n'est pas tant une berline de luxe rendue sportive qu'une voiture de course rendue civilisée — une nuance importante pour comprendre pourquoi le modèle a pu à la fois décevoir certains acheteurs venus du confort BMW traditionnel et enthousiasmer durablement les amateurs de conduite pure. En 2004, le magazine Sports Car International la classe sixième de son palmarès des meilleures sportives des années 1980 ; en 2007, Automobile Magazine l'inclut dans sa liste des « 25 meilleures voitures de tous les temps » au titre des cinq meilleures voitures de pilote jamais produites.

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Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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