Le poste de pilotage classique à trois membres d'équipage et l'arrivée de la centrale à inertie
Un équipage de trois personnes
Les versions classiques du 747 (-100, -200, -300) sont conçues pour un équipage de conduite de trois membres : commandant de bord, copilote et ingénieur navigant (flight engineer). Ce dernier occupe un poste latéral dédié, équipé d'environ cinquante instruments à surveiller, ainsi que de nombreux interrupteurs, voyants et disjoncteurs, et a pour fonction de filtrer cette masse d'informations vers les deux pilotes afin qu'ils puissent se concentrer sur le pilotage proprement dit. Le nombre de moteurs et la complexité des systèmes du 747 justifient à l'époque le maintien de ce poste, déjà présent sur d'autres quadriréacteurs, mais poussé à ses limites par la densité d'instruments que réclame un appareil de cette ampleur.
Une instrumentation dense, héritée des standards des années 1970
Au milieu des années 1970, un avion de transport de ligne standard comporte plus d'une centaine d'instruments et de commandes en cabine de pilotage, les instruments de vol primaires étant déjà chargés d'indicateurs, de barres de commande croisées et de symboles multiples — une densité caractéristique de l'électronique analogique de l'époque, très éloignée de l'agrégation ultérieure permise par les écrans numériques.
L'apport de la centrale à inertie
Le 747-100 est l'un des premiers avions de ligne à intégrer une centrale de navigation à inertie (Inertial Navigation System, INS), une technologie développée initialement pour le programme spatial Apollo avant de devenir un équipement de référence sur les avions de ligne. Cette centrale permet de calculer en continu la position de l'appareil sans recourir à des références radio au sol, et rend obsolète le poste distinct de navigateur de bord que certains longs-courriers embarquaient encore au début de l'ère des réacteurs.
Voir aussi
- Site source
- simpleflying.com
- Date d'extraction
- 20 sept. 2026