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§ 09 · Conduite

Sensations de conduite — le roulis façon 2 CV et l'agilité des versions sportives

Citroën AX · 1986–1998 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Sur les versions civiles : le confort avant l'agilité, dans l'esprit 2 CV

Sur les versions standard, Citroën privilégie des sièges moelleux et une suspension souple, au détriment de la résistance au roulis — surtout sur les versions dépourvues de barres stabilisatrices avant et arrière. Ce roulis prononcé en virage, souligné par Wikipédia francophone, « rappelle celui qui a fait la légende de la 2 CV » (voir le dossier 2 CV) — un clin d'œil technique involontaire à l'héritage que l'AX est censée liquider commercialement. La tenue de route reste saine sur sol sec, mais la prudence est de mise sur route humide en raison de l'étroitesse des pneumatiques d'origine. La légèreté générale de la voiture (voir La légèreté extrême de l'AX — conception assistée par ordinateur, matériaux composites et record de Cx) permet en revanche d'exploiter pleinement les qualités des moteurs TU, modernes, sobres et performants pour leur cylindrée, et garantit un freinage sans mauvaise surprise. L'insonorisation, en revanche, est jugée faible sur les premières versions, le bruit moteur envahissant l'habitacle dès 100 km/h — un défaut corrigé seulement au restylage de 1991 (voir Le restylage de juillet 1991 — la « phase 2 » de l'AX).

Sur les versions sportives : un tempérament salué par la presse d'époque

Les versions Sport, GT puis GTI révèlent un tout autre caractère, profitant d'un poids toujours mesuré et d'améliorations ciblées de la mécanique et de la suspension (voir Les versions sportives Sport, GT et GTI — une philosophie différente de la 205 GTI). L'Auto-Journal, dès avril 1987, se déclarait satisfait des « accélérations et des reprises extrêmement intéressantes » de l'AX Sport et de son « compromis plutôt heureux entre stabilité et confort », tout en critiquant une présentation « pauvre » et une consommation « importante » pour une sportive de ce gabarit.

L'AX GTI, plus feutrée que la Sport qu'elle remplace en 1991, est décrite par le magazine web Automobile Sportive comme « très efficace et facile à manier rapidement », « enchaînant les petits virages serrés avec bonheur ». Sport Auto, en 1991, relève un comportement routier de très haut niveau en dépit de roues étriquées, avec un train avant « très directeur » — le revers de la médaille étant un train arrière nettement moins vif que celui d'une 205, ce qui contribue paradoxalement à un équilibre global jugé très satisfaisant. Comparant la même année l'AX GTI à la Peugeot 106 XSI et à la 205 GTI 1.6, Action Auto Moto la juge « la moins stable des trois » du fait de son empattement court et de freins mordants, avec un risque de survirage marqué en cas de lever de pied brutal en grande courbe ou de freinage appuyé en virage — mais la qualifie malgré tout, à la surprise de l'essayeur, de « la plus amusante à piloter », en particulier dans les enchaînements sinueux, grâce à son agilité et sa direction légère.

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Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org, automobile-sportive.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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