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§ 01 · Histoire et modèles

Les versions sportives Sport, GT et GTI — une philosophie différente de la 205 GTI

Citroën AX · 1986–1998 · 5 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

L'AX Sport (mars 1987) : l'homologation avant tout

Le 27 mars 1987, quatre jours après l'annonce de l'arrêt programmé de la 2 CV, Citroën commercialise l'AX Sport, qui prend la suite de la Visa GTI dans le rôle de petite sportive de la marque. Réservée dans un premier temps à la seule couleur blanche et limitée à 5 000 exemplaires pour sa première série (une contrainte liée à l'homologation en compétition, voir L'AX Sport en rallye — Groupe A et le Challenge Total-Michelin (1987-1988)), elle reçoit un 1 360 cm³ de la famille TU ramené à 1 294 cm³ pour respecter la limite des championnats « moins de 1 300 cm³ », alimenté par deux carburateurs double corps Solex ADDHE 40 (remplacés fin 1988 par des Weber DCOM 40). La puissance atteint 95 ch DIN pour un poids annoncé de seulement 715 kg — un rapport poids/puissance alors exceptionnel dans la catégorie. Vitesse maximale annoncée : 186 km/h ; le 0 à 100 km/h est abattu en 8,8 secondes selon L'Auto-Journal, qui salue dès avril 1987 des « accélérations et des reprises extrêmement intéressantes » et un « compromis plutôt heureux entre stabilité et confort », tout en pointant une présentation « pauvre » et une consommation « importante ».

Une parenté mécanique directe avec la Peugeot 205 Rallye : les deux modèles partagent non seulement la même base de carburateurs (Solex puis Weber, dans le même ordre chronologique) mais aussi les mêmes irrégularités de fonctionnement qui leur sont associées ; seule différence notable, l'AX Sport reçoit une pipe d'admission raccourcie pour tenir dans son compartiment moteur plus exigu. Les jantes blanches emblématiques de l'AX Sport sont elles aussi très proches de celles de la 205 Rallye. Le tableau technique de la 205 Rallye, dans le corpus consacré à ce modèle, confirme cette parenté de l'autre côté : son 1 294 cm³ de 103 ch y est explicitement qualifié de « dérivé du moteur de l'AX Sport » (voir la fiche technique de la 205 Rallye) — un rare exemple documenté, dans ce corpus, d'un moteur sportif de petite Citroën ayant essaimé vers Peugeot, et non l'inverse.

Une seconde série de l'AX Sport, dite « phase 2 », apparaît à partir de 1988 : nouvelles couleurs, instrumentation spécifique à grand compte-tours, jantes de 14 pouces désormais nécessaires pour loger de nouveaux disques de frein de 258 mm — avec un gain sensible de freinage à la clé —, lunette arrière dégivrante et essuie-glace arrière de série. Elle est proposée au tarif de 67 700 francs.

L'AX GT (octobre 1987) : la version polyvalente

L'AX GT arrive en octobre 1987 comme alternative plus confortable et mieux équipée, mais moins radicale, que la Sport. Son moteur TU3S de 1 360 cm³, alimenté par un simple carburateur Solex double corps 32/34 Z2, développe 85 ch DIN pour un 0 à 100 km/h en 9,3 secondes et 180 km/h en pointe. Elle profite de vitres électriques, d'un verrouillage centralisé et d'un tableau de bord enrichi par rapport aux versions civiles. Lors du passage à l'injection et au pot catalytique (1992), sa puissance retombe à 75 ch avant qu'elle ne soit remplacée par l'AX Furio en 1993 (voir Chronologie détaillée 1992-1998 — injection, catalyseur, nomenclature X/SX/VSX et fin de carrière).

L'AX GTI (1991) : la remplaçante plus civilisée de la Sport

Lors du restylage de juillet 1991 (voir Le restylage de juillet 1991 — la « phase 2 » de l'AX), l'AX GTI remplace directement la Sport. Toujours bâtie sur le 1 360 cm³ de la famille TU — le même bloc, avec la même gestion électronique intégrale Bosch Motronic, que sa cousine la Peugeot 106 XSI, lancée la même année —, elle abandonne les carburateurs pour une injection multipoint et développe 100 ch DIN (ramenés à 95 ch avec le catalyseur à partir de 1992). Elle reçoit un train avant à triangulation revue, une barre antiroulis de plus gros diamètre et un amortissement durci par rapport à la version civile, ainsi qu'un ABS optionnel à deux capteurs (uniquement sur les roues avant). À 795 kg selon les données constructeur, elle atteint 190 km/h et abat le 0 à 100 km/h entre 8,7 s (Citroën) et 10 s (mesure du guide d'achat automobile-sportive.com — un écart non résolu par les sources consultées, consigné dans sources/verification-croisee.md).

Une rivalité de papier plus qu'une rivalité directe

La presse d'époque et la postérité ont largement pris l'habitude de comparer l'AX GTI à la 205 GTI, tant les deux Citroën et Peugeot se disputaient alors la même clientèle jeune. Cette comparaison doit cependant être nuancée : la FFVE elle-même souligne que « sans rivaliser directement avec la 205 GTI », l'AX GTI « s'offre les versions GT et Sport particulièrement nerveuses » — la 205 GTI (1,6 puis 1,9 L, 105 à 130 ch selon les versions, voir la fiche dédiée dans le corpus 205) reste toujours plus cylindrée et plus puissante que la meilleure AX. La presse d'époque confirme cette hiérarchie de performances pures : Sport Auto notait en 1991 que l'AX GTI « n'a visiblement pas cherché [...] à prendre l'avantage sur ses rivales, qui disposent de 200 cm3 de plus, ou d'un turbocompresseur », tout en saluant un comportement routier de très haut niveau. Action Auto Moto, comparant la même année l'AX GTI à la 106 XSI et à la 205 GTI 1.6, la juge « la moins stable des trois » du fait de son empattement court, mais paradoxalement « la plus amusante à piloter », surtout dans les petits enchaînements sinueux, grâce à son agilité et sa direction légère.

En somme, la comparaison la plus rigoureusement documentée par les sources de ce corpus n'oppose donc pas tant l'AX à la 205 qu'à sa véritable cousine technique, la Peugeot 106 XSI, avec laquelle elle partage un châssis apparenté (voir AX et Peugeot 205 : une fausse plateforme commune — ce que les sources vérifient vraiment) — la 205 restant la référence commerciale à dépasser plutôt que la base technique dont l'AX GTI est directement issue.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org, en.wikipedia.org, automobile-sportive.com, leblog.ffve.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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