D'un Austin-Healey manqué à un coup de cœur durable — impressions de conduite d'époque
Un achat de dépit devenu une bonne surprise
L'un des témoignages les plus vivants sur la 510 provient d'un texte publié par Silodrome, où l'auteur raconte l'achat, contraint et forcé, d'une Datsun 1600 (nom commercial de la 510 en Australie) au début de l'année 1971 — après l'échec d'une négociation pour une Austin-Healey 3000 à laquelle il tenait bien davantage. Le véhicule, une berline couleur orange vif, lui est facturé environ 2 100 dollars australiens pour un poids d'un peu plus de 900 kg, soit environ un dollar par livre — un ratio prix/poids qu'il retient comme la marque d'« une voiture à ce prix qui en offre beaucoup ». Malgré la déception initiale, l'auteur conclut que la Datsun s'est révélée, à l'usage, un achat probablement meilleur que l'Austin-Healey convoitée ne l'aurait été.
Une comparaison spontanée avec la Ford Cortina
Le même témoignage compare directement la 510 à la Ford Cortina britannique contemporaine, jugée équivalente en gabarit et en habitabilité, mais dépourvue de la suspension sophistiquée de la Datsun — au point que la Cortina ne redevient compétitive en performance qu'avec l'arrivée de sa propre version Lotus à double arbre à cames. Une remarque personnelle de l'auteur mérite d'être nuancée : selon lui, la 510 aurait surpassé la Cortina ordinaire jusqu'à l'arrivée de cette Lotus Cortina — une affirmation de nature comparative et subjective, non recoupée par un essai comparatif contemporain des deux voitures dans les sources consultées pour ce dossier.
Le jugement plus sévère de la presse professionnelle en 1972
Un son de cloche plus mesuré vient de la presse spécialisée américaine : en 1972, un essai comparatif « Showroom Stock » de Car and Driver oppose la 510 à la Toyota Corolla et à la toute nouvelle Chevrolet Vega (voir le détail complet dans 510 contre BMW 2002, Alfa Romeo GTV, Ford Cortina et Chevrolet Vega — un positionnement inédit face à la concurrence). Cet essai relève une tenue de route déjà datée pour l'époque — transitions brutales en limite d'adhérence, adhérence globale moyenne — signe qu'une voiture saluée comme référence de son segment quatre ans plus tôt commençait déjà à accuser le poids de la concurrence plus récente.
Un enthousiasme personnel qui traverse le temps
Malgré ce constat plus tempéré de la presse professionnelle, le témoignage de propriétaire recueilli par Silodrome insiste sur le plaisir de conduite au quotidien, la robustesse mécanique éprouvée sur la durée, et un rapport prix/plaisir jugé imbattable pour l'époque — un ressenti qui recoupe directement l'argumentaire commercial que Datsun mettait en avant dans sa campagne publicitaire américaine (voir Du salon de Tokyo 1967 aux chaînes de cinq pays — lancement et expansion mondiale de la 510).
Voir aussi
- 510 contre BMW 2002, Alfa Romeo GTV, Ford Cortina et Chevrolet Vega — un positionnement inédit face à la concurrence · Du salon de Tokyo 1967 aux chaînes de cinq pays — lancement et expansion mondiale de la 510 · « Poor man's BMW » et « the Dime » — l'histoire de deux surnoms, entre compliment et jeu de mots
- Site source
- silodrome.com, ateupwithmotor.com, carandclassic.com
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://silodrome.com/history-datsun-510/ ↗
- « Poor man's BMW » et « the Dime » — l'histoire de deux surnoms, entre compliment et jeu de motsDatsun 510 · Histoire et modèles
- Du salon de Tokyo 1967 aux chaînes de cinq pays — lancement et expansion mondiale de la 510Datsun 510 · Histoire et modèles
- 510 contre BMW 2002, Alfa Romeo GTV, Ford Cortina et Chevrolet Vega — un positionnement inédit face à la concurrenceDatsun 510 · Histoire et modèles