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§ 05 · Transmission

Deux boîtes manuelles à cinq rapports, deux philosophies : Testarossa et F40

Ferrari Testarossa & F40 · 1984–1996 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

La Testarossa : une boîte-pont pensée pour la dépose en bloc

La Testarossa, comme la 512 TR et la F512 M après elle, conserve une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports plus marche arrière, montée en configuration transaxle directement accolée au flat-12. L'ensemble moteur-boîte-suspension arrière a été spécifiquement conçu pour pouvoir être déposé d'un seul tenant par le dessous de la voiture, une disposition qui simplifie considérablement les opérations d'entretien lourd (distribution, embrayage) sur un moteur par ailleurs difficile d'accès en position centrale. Sur la Testarossa d'origine, l'effort au levier fait partie des critiques récurrentes de la presse d'essai ; la 512 TR corrige spécifiquement ce point avec un nouvel embrayage monodisque à sec, des roulements à billes coulissants et un angle de levier repensé (voir La 512 TR (1992-1994) : une refonte quasi complète plutôt qu'un simple restylage).

La F40 : une boîte développée en interne faute d'offre du marché

Sur la F40, la boîte manuelle à cinq rapports plus marche arrière est associée à un embrayage bidisque à sec, et surtout développée spécifiquement en interne par l'équipe de Nicola Materazzi : ZF, fournisseur habituel de Ferrari pour ses transmissions, ne disposait alors d'aucune boîte de vitesses capable d'encaisser le couple exceptionnel de 577 N·m délivré par le V8 biturbo (voir Le V8 biturbo Tipo F120 de la F40 : 478 chevaux issus de la compétition). Ce choix illustre une différence de philosophie notable avec la Testarossa, dont la boîte reste d'inspiration plus conventionnelle : la F40 est conçue comme une voiture de compétition adaptée à la route, quand la Testarossa demeure une grand-tourisme sportive pensée dès l'origine pour l'usage routier quotidien.

Une absence totale d'assistance électronique sur les deux modèles

Aucune des deux voitures ne propose de boîte automatique ni de système d'aide au passage des rapports : direction non assistée, absence d'antiblocage de freins sur les premières années de commercialisation, et embrayage mécanique classique restent la règle sur la Testarossa comme sur la F40, à rebours de la sophistication technologique déjà mise en avant par la Porsche 959 contemporaine (voir F40 contre Porsche 959 : deux philosophies opposées de la supercar des années 1980). Ce choix assumé d'une mécanique non assistée constitue l'un des traits communs les plus marquants entre les deux modèles malgré leurs vocations différentes.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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