Deux boîtes manuelles à cinq rapports, deux philosophies : Testarossa et F40
La Testarossa : une boîte-pont pensée pour la dépose en bloc
La Testarossa, comme la 512 TR et la F512 M après elle, conserve une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports plus marche arrière, montée en configuration transaxle directement accolée au flat-12. L'ensemble moteur-boîte-suspension arrière a été spécifiquement conçu pour pouvoir être déposé d'un seul tenant par le dessous de la voiture, une disposition qui simplifie considérablement les opérations d'entretien lourd (distribution, embrayage) sur un moteur par ailleurs difficile d'accès en position centrale. Sur la Testarossa d'origine, l'effort au levier fait partie des critiques récurrentes de la presse d'essai ; la 512 TR corrige spécifiquement ce point avec un nouvel embrayage monodisque à sec, des roulements à billes coulissants et un angle de levier repensé (voir La 512 TR (1992-1994) : une refonte quasi complète plutôt qu'un simple restylage).
La F40 : une boîte développée en interne faute d'offre du marché
Sur la F40, la boîte manuelle à cinq rapports plus marche arrière est associée à un embrayage bidisque à sec, et surtout développée spécifiquement en interne par l'équipe de Nicola Materazzi : ZF, fournisseur habituel de Ferrari pour ses transmissions, ne disposait alors d'aucune boîte de vitesses capable d'encaisser le couple exceptionnel de 577 N·m délivré par le V8 biturbo (voir Le V8 biturbo Tipo F120 de la F40 : 478 chevaux issus de la compétition). Ce choix illustre une différence de philosophie notable avec la Testarossa, dont la boîte reste d'inspiration plus conventionnelle : la F40 est conçue comme une voiture de compétition adaptée à la route, quand la Testarossa demeure une grand-tourisme sportive pensée dès l'origine pour l'usage routier quotidien.
Une absence totale d'assistance électronique sur les deux modèles
Aucune des deux voitures ne propose de boîte automatique ni de système d'aide au passage des rapports : direction non assistée, absence d'antiblocage de freins sur les premières années de commercialisation, et embrayage mécanique classique restent la règle sur la Testarossa comme sur la F40, à rebours de la sophistication technologique déjà mise en avant par la Porsche 959 contemporaine (voir F40 contre Porsche 959 : deux philosophies opposées de la supercar des années 1980). Ce choix assumé d'une mécanique non assistée constitue l'un des traits communs les plus marquants entre les deux modèles malgré leurs vocations différentes.
Voir aussi
- Le flat-12 Tipo F113 de la Testarossa : architecture, cotes et puissance · Le V8 biturbo Tipo F120 de la F40 : 478 chevaux issus de la compétition · La 512 TR (1992-1994) : une refonte quasi complète plutôt qu'un simple restylage · F40 contre Porsche 959 : deux philosophies opposées de la supercar des années 1980
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Ferrari_Testarossa ↗
- Le V8 biturbo Tipo F120 de la F40 : 478 chevaux issus de la compétitionFerrari Testarossa & F40 · Moteur
- F40 contre Porsche 959 : deux philosophies opposées de la supercar des années 1980Ferrari Testarossa & F40 · Conduite
- Le flat-12 Tipo F113 de la Testarossa : architecture, cotes et puissanceFerrari Testarossa & F40 · Moteur
- La 512 TR (1992-1994) : une refonte quasi complète plutôt qu'un simple restylageFerrari Testarossa & F40 · Histoire et modèles