Le flat-12 Tipo F113 de la Testarossa : architecture, cotes et puissance
Une évolution directe du moteur de la Berlinetta Boxer
Le moteur de la Testarossa, désigné Tipo F113 (puis F113 B avec l'arrivée de l'injection KE-Jetronic en 1986), reprend la cylindrée et le taux de compression du 512 BBi dont il descend directement, mais reçoit des culasses à quatre soupapes par cylindre — peintes en rouge, en écho direct au nom du modèle (voir L'origine du nom Testarossa : l'hommage à la 250 Testa Rossa de 1957-1961). D'une cylindrée de 4 943 cm³ (4,9 litres), monté longitudinalement en position centrale arrière, il totalise 48 soupapes commandées par double arbre à cames en tête par rangée de cylindres, avec un taux de compression de 9,30:1 et une lubrification par carter sec.
Une puissance qui varie sensiblement selon le marché
La puissance annoncée diffère notablement entre marchés en raison des normes antipollution : 390 ch (287 kW) à 6 300 tr/min pour la version européenne d'origine (1984-1986), contre 380 ch (283 kW) pour les premières versions destinées aux États-Unis. Le couple culmine à 490 N·m à 4 500 tr/min. Ces chiffres évoluent ensuite au fil des mises à jour réglementaires : les versions européennes « Catalyst » de 1986-1989 tombent à 370 ch avant de remonter à 381 ch entre 1989 et 1991 avec l'affinement du système catalytique (voir De l'injection K-Jetronic au Motronic : l'évolution de la gestion moteur Testarossa).
Des performances évaluées de façon contrastée selon les essayeurs
Le 0 à 100 km/h est donné pour 5,8 secondes par les chiffres constructeur, quand le magazine américain Motor Trend mesure de son côté 5,29 secondes dans ses propres essais — un écart significatif qui illustre la marge d'incertitude habituelle entre données constructeur prudentes et mesures indépendantes. Le kilomètre départ arrêté est franchi en 23,8 secondes et le quart de mile en 13,5 secondes. La vitesse de pointe, estimée à 290 km/h par la plupart des sources, aurait alors placé la Testarossa en seconde position des voitures de série les plus rapides du monde de son époque, derrière la Lamborghini Countach et ses 295 km/h annoncés — une hiérarchie qui illustre la rivalité directe entre les deux marques sur ce terrain précis (voir La Testarossa à l'essai : dix couvertures de Road & Track et des comparatifs perdus).
Une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports, montée en porte-à-faux arrière
La transmission, toujours manuelle à cinq rapports plus marche arrière, est solidaire du moteur en configuration transaxle. L'ensemble moteur-boîte-suspension a été conçu pour pouvoir être déposé en un seul bloc par le dessous du véhicule, facilitant les interventions sur le moteur et la distribution par courroie (voir Deux boîtes manuelles à cinq rapports, deux philosophies : Testarossa et F40).
Voir aussi
- L'héritage du flat-12 : de la Berlinetta Boxer (1973) à la Testarossa · Pourquoi le « flat-12 » Ferrari n'est techniquement pas un vrai moteur boxer · L'origine du nom Testarossa : l'hommage à la 250 Testa Rossa de 1957-1961 · De l'injection K-Jetronic au Motronic : l'évolution de la gestion moteur Testarossa
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Ferrari_Testarossa ↗
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