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§ 11 · Compétition

Big Oly : quand le vainqueur de l'Indy 500 s'invente une seconde carrière dans le désert

Ford Bronco · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

D'Indianapolis au désert mexicain, sur un pari lancé lors d'une fête de Noël

Rufus Parnell « Parnelli » Jones (1933-2024), vainqueur des 500 miles d'Indianapolis en 1963, découvre la course tout-terrain presque par accident : c'est Bill Stroppe qui, lors d'une soirée de Noël 1967, le met au défi d'essayer une discipline qu'il juge alors trop rude pour lui. Piqué au vif, Jones s'engage dès le début de l'année 1968 dans la course Stardust 7-11, une épreuve de 711 miles à travers le désert du Nevada, au volant d'un Bronco qu'il n'a jamais conduit ni même reconnu au préalable — il percute un ravin asséché à pleine vitesse dès cette première sortie, brisant des roues et crevant les pneus avant. L'expérience, loin de le décourager, le pousse à s'investir durablement dans la discipline : il participe la même année au Mexican 1000 (organisé par la NORRA, ancêtre du Baja 1000 actuel), qu'il mène jusqu'au 150ᵉ mile avant l'abandon.

La naissance de « Big Oly »

Pour Jones, le carrossier Dick Russell, sous la supervision de Bill Stroppe, construit un véhicule à l'apparence de Bronco mais entièrement repensé pour encaisser les contraintes extrêmes de la course tout-terrain. Jones baptise ce véhicule Big Oly, du nom de son sponsor, la brasserie Olympia Beer. En 1971, il remporte avec ce véhicule le Mexican 1000 de bout en bout, en un temps record de 14 heures et 59 minutes — devenant à cette occasion le premier pilote vainqueur des 500 miles d'Indianapolis à s'imposer également en course tout-terrain. Toujours au volant de Big Oly, Jones enchaîne deux victoires consécutives au Mexican 1000 de la NORRA (1971 et 1972), ainsi qu'un Mint 400 et un Baja 500.

Une apparition inattendue au cinéma

Parnelli Jones apparaît également, dans son propre rôle, dans le film original Gone in 60 Seconds (1974) — une apparition distincte de celle de la Ford Mustang « Eleanor » associée au remake de 2000 du même titre, déjà documentée dans le dossier ford-mustang/ de ce corpus : dans le film de 1974, c'est le Bronco personnel de Jones qui est dérobé dans l'intrigue.

Une double carrière automobile, entre ovale et désert

Jones poursuit en parallèle une carrière remarquée en Trans-Am pour le compte de Bud Moore Engineering, associé à la Ford Mustang Boss 302 en 1969 puis 1970 — un volet de sa carrière déjà traité en détail, sous l'angle Mustang, dans le dossier ford-mustang/ de ce corpus. Sa carrière de pilote s'achève en 1973, marquée par une deuxième victoire au Mexican 1000, obtenue cette fois en 16 heures et 42 minutes.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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