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§ 09 · Conduite

Ce qu'en disait la presse — d'un accueil comparatif flatteur en 1982 aux essais rétrospectifs d'aujourd'hui

Ford Sierra / Sierra RS Cosworth · 1982–1993 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un comparatif matinal qui a fini par devenir un symbole

En décembre 1982, le magazine allemand Auto, Motor und Sport publie un comparatif opposant la toute jeune Sierra à ses rivales directes de l'époque, la Volkswagen Passat et l'Opel Ascona (Vauxhall Cavalier Mk II au Royaume-Uni) : sur la base de sa grille de notation détaillée (une centaine de critères notés sur dix ou vingt points selon leur importance), la Sierra l'emporte face aux deux autres. Ce résultat a pris, avec le recul, une saveur particulière : en février 2015, le même magazine relevait qu'aucun modèle Ford n'était parvenu à battre une Volkswagen selon ses propres critères d'essai depuis cette « victoire » de la Sierra en 1982 — un repère statistique cité par Wikipédia comme illustration involontaire, plus de trois décennies plus tard, de la qualité initiale du modèle. La Sierra manque cependant de peu le titre de Voiture Européenne de l'Année 1983, terminant deuxième derrière l'Audi 100.

Des débuts en compétition immédiatement convaincants

Dès ses tout premiers engagements en compétition au printemps 1987, la Sierra RS Cosworth impressionne par sa capacité à gagner d'entrée de jeu : victoires aux deux premières manches du championnat britannique Monroe, aux Willhire 24 Heures de Snetterton et aux 24 Heures du Nürburgring — un enchaînement rapide qui installe immédiatement la réputation compétitive du modèle avant même l'arrivée de l'évolution RS500 (voir 1987, l'année de la consécration mondiale — le titre WTCC et la disqualification controversée de Bathurst).

Un jugement contemporain sans complaisance mais admiratif

Le journaliste britannique David Vivian, dans un essai rétrospectif pour le magazine evo, décrit un train avant nerveux, une direction bavarde sujette au phénomène de suivi de bande sur les irrégularités de la route, et un roulis perceptible sur les à-coups de la chaussée — des défauts qu'aucun constructeur n'assumerait plus aujourd'hui sur une voiture neuve. Il y voit cependant la contrepartie d'un agrément de conduite disparu de la plupart des sportives modernes, bien plus lourdes, plus larges et à la direction plus aseptisée : la Cosworth « se lit » à travers le volant d'une façon que la technologie actuelle, plus efficace mais moins bavarde, ne restitue plus.

Le RS500, une voiture qui aime glisser mais qui exige de la finesse

Sur l'évolution RS500, un autre journaliste d'evo, Richard Meaden, souligne un niveau d'adhérence modeste selon les standards actuels, mais une direction assistée bien dosée et un comportement neutre jusqu'à un survirage volontairement provoqué. La transition entre adhérence et glissade y est jugée rapide sur chaussée mouillée, ce qui impose un dosage précis de l'accélérateur : une gestion trop timide fait retomber la pression de suralimentation et, avec elle, l'angle de glissade recherché — un exercice technique jugé exigeant mais gratifiant une fois maîtrisé.

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Provenance de cette fiche
Date d'extraction
13 sept. 2026
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