Un châssis de série retravaillé par la Special Vehicle Engineering — suspension, direction et freinage du Cosworth
Une architecture de base inchangée, des réglages entièrement repensés
Le châssis de la Sierra RS Cosworth reprend l'architecture générale de la Sierra de série — jambes de force MacPherson à l'avant, bras semi-tirés à l'arrière (voir Genèse de la Sierra — le « Project Toni » et la rupture aérodynamique avec la Cortina pour la genèse de cette architecture commune à toute la gamme) — sans en changer les grands principes. C'est le service Special Vehicle Engineering (SVE) de Ford qui prend en charge l'adaptation de ce châssis à l'usage sportif du Cosworth : nouveaux taux de ressorts, amortisseurs et barres antiroulis spécifiques, ainsi qu'une crémaillère de direction plus directe (2,6 tours de butée à butée contre une direction nettement plus lente sur la Sierra de série).
Des trains roulants et un freinage dimensionnés pour la performance
Les jantes en alliage multibranches de 15 x 7 pouces, chaussées de pneus 205/50, sont associées à un freinage largement dimensionné pour l'époque : disques ventilés de 283 mm à l'avant pinces à quatre pistons, disques pleins de 273 mm à l'arrière à étrier flottant monopiston — un ensemble nettement supérieur à celui de la Sierra de série, dont seules les versions les plus sportives (2,0i S, GLX/GLS, XR4x4) ou équipées de l'ABS en option bénéficient de freins à disque aux quatre roues, la majorité de la gamme se contentant de tambours arrière.
Une évolution progressive plutôt qu'une rupture d'un millésime à l'autre
Les évolutions de suspension d'un modèle Cosworth à l'autre restent mesurées : la Sapphire RS Cosworth à propulsion (1988-1989) reçoit des réglages de géométrie légèrement adoucis par rapport à la version 3 portes d'origine, privilégiant le confort de roulement sur un usage routier plus quotidien plutôt que l'agressivité pure, un choix cohérent avec le passage à une carrosserie berline à vocation plus polyvalente (voir La Sapphire Cosworth (1988) — la berline 4 portes qui démocratise le Cosworth, et une subtilité de badge). La version à quatre roues motrices de 1990 hérite pour sa part d'un système de freinage revu à la baisse en compensation du poids supplémentaire du système de transmission intégrale (voir La transmission intégrale de la Sapphire RS Cosworth 4x4 — un projet mûri depuis 1987).
Un comportement resté marquant pour la presse britannique, encore aujourd'hui
Les essais rétrospectifs menés par la presse britannique spécialisée décrivent un comportement resté délibérément « à l'ancienne » par rapport aux standards actuels : une direction bavarde mais sujette au phénomène de suivi de bande (« tramlining ») sur les irrégularités de la route, un angle de dérive facilement contrôlable à l'accélérateur en sortie de virage, et un agrément de conduite jugé supérieur, en matière de communication avec le pilote, à une large partie des compactes sportives bien plus modernes et bien plus véloces sur le papier — une nuance qualitative précieuse pour comprendre l'attachement toujours vivace des amateurs à ce modèle (voir Ce qu'en disait la presse — d'un accueil comparatif flatteur en 1982 aux essais rétrospectifs d'aujourd'hui).
Voir aussi
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- Genèse de la Sierra — le « Project Toni » et la rupture aérodynamique avec la CortinaFord Sierra / Sierra RS Cosworth · Histoire et modèles
- La Sapphire Cosworth (1988) — la berline 4 portes qui démocratise le Cosworth, et une subtilité de badgeFord Sierra / Sierra RS Cosworth · Carrosserie
- Ce qu'en disait la presse — d'un accueil comparatif flatteur en 1982 aux essais rétrospectifs d'aujourd'huiFord Sierra / Sierra RS Cosworth · Conduite
- La transmission intégrale de la Sapphire RS Cosworth 4x4 — un projet mûri depuis 1987Ford Sierra / Sierra RS Cosworth · Transmission