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§ 09 · Conduite

La réception de la Polonez par la presse automobile occidentale — un rapport qualité-prix jugé sévèrement

FSO / Polonez (Pologne, 1948-2011) · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une chronique restée célèbre dans la presse britannique

En mars 1996, le journaliste automobile britannique Jeremy Clarkson consacre à la Polonez l'une de ses chroniques les plus sévères de Top Gear Magazine, la qualifiant explicitement de pire voiture qu'il ait jamais conduite sur la route — devant même la Nissan Sunny, pourtant déjà présentée par lui comme une référence en la matière. Sans reproduire ses formules (protégées par le droit d'auteur), on peut résumer l'angle de sa critique : un confort de suspension jugé calamiteux, une direction manquant de précision, une sonorité moteur désagréable et une consommation de carburant qu'il compare, non sans ironie, à celle d'une locomotive. Il rappelle au passage que la Polonez ne devait alors affronter, comme rivales directes sur le segment des voitures de l'Est bon marché vendues au Royaume-Uni, que la Wartburg et la Trabant est-allemandes — un point de comparaison qui, selon lui, ne suffit pas à la sauver.

Un chiffre concret au milieu de la charge

Au-delà de la charge critique, la chronique de Clarkson livre des données chiffrées précises sur la commercialisation britannique de l'époque : la Polonez Caro, alors proposée à partir de 4 527 £, s'était écoulée à 480 exemplaires au Royaume-Uni l'année précédente (1995) — un volume que le journaliste juge lui-même surprenant au vu de la rareté du modèle sur les routes britanniques selon sa propre observation. Il évoque également les évolutions techniques alors annoncées (direction assistée ZF, système de freinage Lucas — voir Freins et suspension — du disque à dépression 125p au montage Lucas « Fiat Tipo/Volvo 440 » — et moteur Diesel Citroën 1,9 litre) et rapporte, dans le même article, l'information selon laquelle Daewoo venait de prendre une participation initiale de 10 % dans FSO, appelée à croître jusqu'à 70 % dans les cinq à six années suivantes (voir La privatisation de FSO (1994-1996) — General Motors, puis Daewoo).

Une réputation construite sur la durée, pas sur un seul article

Cette chronique s'inscrit dans un ensemble plus large de retours critiques occidentaux systématiquement défavorables sur la tenue de route et le confort de la Polonez — la synthèse technique de Wikipédia anglais reconnaît elle-même des performances globalement décevantes, à l'exception notable des versions équipées des moteurs Fiat 2.0 double arbre à cames, Ford 2.0 ou Rover 1.4 16 soupapes à injection. Le seul argument commercial systématiquement salué, y compris par ses détracteurs les plus sévères, reste son prix d'achat particulièrement bas et la disponibilité aisée et économique de ses pièces détachées.

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Provenance de cette fiche
Site source
topgear.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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