Aller au contenu
§ 13 · Achat collection

La cote du Torino sur le marché de collection argentin

IKA Torino (Argentine, 1966-1981) · 1966–1981 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un marché essentiellement domestique

Le marché de collection du Torino reste, aujourd'hui encore, concentré presque exclusivement en Argentine. Cette situation tient en partie à la complexité des démarches d'exportation et d'immatriculation à l'étranger, un obstacle documenté aussi bien par la presse spécialisée que par le sort de la propre voiture personnelle de Juan Manuel Fangio, longtemps restée dans le pays avant sa vente aux enchères en Angleterre en 2022 (voir Le retour en héros et la voiture personnelle de Fangio, du Nürburgring à une vente aux enchères anglaise). L'essentiel des transactions s'effectue donc sur des plateformes de petites annonces argentines plutôt que sur le marché international des voitures de collection.

Des fourchettes de prix très larges

Selon la presse automobile argentine, un Torino TS en état correct se négocie généralement entre 5 000 et 13 000 dollars américains, une fourchette qui varie fortement selon l'état général, l'authenticité des équipements d'origine et l'historique du véhicule. Les exemplaires les plus exceptionnels atteignent des sommes sans commune mesure avec cette moyenne : un Torino GS de 1973 restauré au concours a ainsi été proposé à 82 000 dollars selon une source consultée pour ce dossier — un cas présenté comme exceptionnel plutôt que représentatif du marché courant.

Le coupé, silhouette la plus recherchée

Comme pour de nombreux modèles de collection à double carrosserie, la version coupé sans montant central se négocie systématiquement à un niveau supérieur à celui de la berline 4 portes, plus commune et généralement perçue comme moins désirable esthétiquement. Cette hiérarchie de valeur reproduit celle déjà constatée à l'époque de la commercialisation du modèle, où le coupé concentrait l'essentiel de l'image sportive de la marque (voir La première gamme Torino (1966-1970) — 300, 380 et 380W).

Un marché sans réseau de concessionnaires

N'étant plus fabriqué depuis 1981, le Torino échappe par définition à toute distribution en concession : chaque transaction dépend directement de l'accord entre vendeur et acheteur, sans intermédiaire officiel ni cote de référence unifiée comparable à celles publiées pour le marché du véhicule neuf. Cette situation, combinée à la forte demande domestique entretenue par le statut culturel du modèle (voir « El auto de los argentinos » — le statut culturel du Torino, entre fierté industrielle et marqueur générationnel), explique la variabilité considérable des prix observés d'une annonce à l'autre.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
cuyomotor.com.ar (+ recoupement ellitoral.com.ar et Wikipédia anglais)
Date d'extraction
13 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci