Aller au contenu
§ 01 · Histoire et modèles

La première gamme Torino (1966-1970) — 300, 380 et 380W

IKA Torino (Argentine, 1966-1981) · 1966–1981 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une même carrosserie, trois niveaux de prestation

Entre son lancement fin 1966 et sa première grande refonte esthétique de 1970, le Torino se décline en une poignée de versions qui partagent la même caisse Pininfarina mais se distinguent nettement par leur motorisation. Le Torino 300 (et sa déclinaison 4 portes 300S) constitue l'entrée de gamme : un 6 cylindres de 2 968 cm³ à simple carburateur, crédité selon les sources de 120 à 150 ch, réservé aux versions 4 portes davantage tournées vers un usage familial ou de taxi. Le Torino 380 (et 380S en 4 portes) reçoit le bloc de 3 770 cm³ à simple carburateur double corps Holley, pour une puissance généralement chiffrée à 155 ch. Au sommet de la gamme trône le 380W — le « W » désignant ses trois carburateurs Weber DCOE 17 double corps de 45 mm —, dont la puissance dépasse les 176 ch et qui revendique une vitesse de pointe proche de 210 km/h, faisant de lui la version la plus rapide jamais commercialisée sous le nom Torino jusqu'à l'arrivée du GS quelques années plus tard (voir 1970-1976 — le restylage TS, l'arrivée du GS et le tableau de bord « avion »).

Une carrosserie à deux silhouettes

Dès l'origine, le Torino se décline en deux silhouettes bien distinctes : une berline 4 portes classique et un coupé « hardtop » sans montant central, dépourvu de encadrement de vitre latérale — une configuration technique alors prisée pour son élégance mais plus coûteuse à rigidifier structurellement. Cette distinction carrosserie/motorisation restera une constante de toute la carrière du modèle : le coupé concentre systématiquement les versions les plus sportives et demeure aujourd'hui, aux yeux des collectionneurs argentins, la silhouette la plus recherchée (voir La cote du Torino sur le marché de collection argentin).

Une architecture mécanique cohérente

L'ensemble de la gamme 1966-1970 repose sur la même boîte manuelle ZF à 4 rapports synchronisés fabriquée sous licence en Argentine (voir La boîte ZF sous licence et l'héritage inattendu de la suspension arrière de l'Alfa Romeo 1900) et sur le même moteur « Tornado » à arbre à cames en tête et chambres de combustion hémisphériques, dont l'origine américaine chez Kaiser précède de plusieurs années le projet Torino lui-même (voir Le moteur Tornado n'est pas un moteur AMC — ses origines chez Kaiser-Jeep aux États-Unis). Cette homogénéité mécanique permet à IKA de faire évoluer rapidement sa gamme sans dupliquer les coûts de développement — une logique industrielle qui se poursuivra jusqu'à la refonte profonde du moteur en 1973 (voir L'évolution argentine du Tornado — du quatre au sept paliers (1965-1973)).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org (+ recoupement Wikipédia espagnol et carrozzieri-italiani.com)
Date d'extraction
13 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci