Suspension et freins : une évolution continue de la LP400 à l'Anniversary
Une base classique, mais soignée
La Countach adopte, sur l'ensemble de sa carrière, une suspension à triangles superposés (double triangulation) aux quatre roues, avec ressorts hélicoïdaux et amortisseurs télescopiques — une architecture assez classique pour une GT sportive de l'époque, mais dont les réglages évoluent sensiblement d'une série à l'autre. Le freinage est assuré par quatre disques ventilés Girling dès l'origine.
Des pneus de plus en plus larges
La LP400 (1974-1978) chausse des Michelin XWX relativement étroits pour une supercar (205/70 R14 à l'avant, 215/70 R14 à l'arrière), un choix qui privilégie l'aérodynamisme et procure à cette première série le meilleur coefficient de traînée de toute la gamme (voir LP400 « Periscopio » (1974-1978) — la première Countach de série). Le tournant survient avec la LP400 S en 1978 : l'adoption des Pirelli P7 de 345/35 R15 — alors les plus larges jamais montés sur une voiture de série — impose une révision complète des trains roulants et du freinage pour exploiter cette adhérence accrue, ainsi que les élargisseurs d'ailes qui deviennent la signature visuelle de la Countach jusqu'à sa fin de carrière (voir La Countach « Walter Wolf » : comment un client mécontent a redessiné la production en série).
Un aileron qui améliore la stabilité au prix de la vitesse de pointe
À partir de la LP400 S, un aileron arrière en V est proposé en option. Il améliore sensiblement la stabilité à haute vitesse — un point faible déjà identifié sur la Miura (voir Conduire une Countach : visibilité quasi nulle, portance à haute vitesse et technique de stationnement pour le témoignage d'un ancien essayeur Lamborghini sur ce sujet) — mais réduit la vitesse de pointe d'au moins 16 km/h. Malgré ce compromis assumé, la grande majorité des acheteurs le commandent, au point qu'il devient quasiment indissociable de l'image de la Countach dans l'imaginaire collectif.
Les dernières évolutions
Les jantes évoluent également au fil des séries : Campagnolo « Bravo » à écrous apparents sur la première série de LP400 S, jantes concaves plus épurées sur la série 2, jantes en alliage de magnésium moulé sur la LP500 S puis la 5000 QV. Sur cette dernière, des prises d'air spécifiques sont ajoutées au niveau des bas de caisse pour mieux refroidir les freins arrière — une nécessité accrue par la puissance grandissante du moteur (voir LP5000 Quattrovalvole / 5000 QV (1985-1988) — quatre soupapes par cylindre).
Voir aussi
- LP400 « Periscopio » (1974-1978) — la première Countach de série · La Countach « Walter Wolf » : comment un client mécontent a redessiné la production en série · Conduire une Countach : visibilité quasi nulle, portance à haute vitesse et technique de stationnement · LP5000 Quattrovalvole / 5000 QV (1985-1988) — quatre soupapes par cylindre
- Site source
- en.wikipedia.org ; hagerty.com
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Lamborghini_Countach ↗
- La Countach « Walter Wolf » : comment un client mécontent a redessiné la production en sérieLamborghini Countach · Carrosserie
- LP5000 Quattrovalvole / 5000 QV (1985-1988) — quatre soupapes par cylindreLamborghini Countach · Histoire et modèles
- Conduire une Countach : visibilité quasi nulle, portance à haute vitesse et technique de stationnementLamborghini Countach · Conduite
- LP400 « Periscopio » (1974-1978) — la première Countach de sérieLamborghini Countach · Histoire et modèles