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§ 01 · Histoire et modèles

LP400 « Periscopio » (1974-1978) — la première Countach de série

Lamborghini Countach · 1974–1990 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une entrée en scène prudente

La première Countach de série, la LP400, est proposée à la vente au Salon de Genève 1974, où 50 commandes sont enregistrées dès l'ouverture. Peu de choses ont changé par rapport au troisième prototype (voir Les trois prototypes de pré-production : LP500 (1971), et les chassis 1120001/1120002 (1973-1974)) : la face avant est légèrement retouchée, les vitres latérales adoptent désormais une séparation horizontale, et plusieurs détails de finition intérieure évoluent. À l'arrière, la voiture porte sobrement les inscriptions « Lamborghini » et « Countach », sans aucune mention de cylindrée ou de nombre de soupapes — contrairement aux versions ultérieures.

Le surnom « Periscopio »

Le surnom qui restera attaché à cette première série vient de son toit : seule la LP400 (et les tout premiers exemplaires convertis en « S ») conserve le rétroviseur périscopique hérité du prototype LP500 (voir Le toit périscope de la LP400 : une solution empruntée à la sécurité automobile américaine), avant qu'il ne soit abandonné sur les séries suivantes au profit de rétroviseurs extérieurs classiques.

Fiche technique

Le moteur V12 de 3 929 cm³ développe 276 kW (375 ch) à 8 000 tr/min pour un couple de 361 N⋅m à 5 000 tr/min (voir De 3,9 à 5,2 litres : l'évolution de cylindrée du V12, et l'échec du 5 litres de 1971 et Les six carburateurs Weber 45 DCOE : pourquoi la LP400 était moins puissante que la Miura SV) — un type moteur enregistré en interne sous le nom « L 406 ». La LP400 chausse des pneus Michelin XWX, plus étroits que sur toutes les versions suivantes (205/70 R14 à l'avant, 215/70 R14 à l'arrière), ce qui lui vaut à la fois le meilleur coefficient de traînée de toute la lignée Countach et l'appellation, chez les passionnés, de version la plus « pure » sur le plan aérodynamique — avant l'ajout des ailes élargies et des ailerons des séries suivantes (voir Le style « wedge » de Gandini : une rupture radicale avec les courbes de la Miura).

Une fabrication artisanale documentée

Le châssis tubulaire est fabriqué par le carrossier Marchesi de Modène (voir Du châssis mixte au treillis tubulaire complet : la construction du châssis Countach), puis livré à l'usine de Sant'Agata Bolognese pour l'assemblage final et la peinture. Moteur et boîte de vitesses sont, eux, entièrement fabriqués sur place : chaque moteur est rodé pendant cinq heures et inspecté avant son montage dans la voiture. La supervision de la chaîne de production revient à Giancarlo Guerra, un ancien employé du carrossier Scaglietti (le carrossier historique de Ferrari à Modène) travaillant en étroite collaboration avec Paolo Stanzani.

Combien d'exemplaires ?

Wikipédia anglophone comptabilise 157 exemplaires de LP400 construits jusqu'à la fin de la production, fin 1978 ; Wikipédia en français en recense 158 — un écart d'une seule unité, mineur mais non résolu par les sources consultées (voir 1 983 ou 2 042 exemplaires ? Une enquête sur les chiffres de production de la Countach pour le tableau complet des divergences de production).

La version la plus cotée aujourd'hui

Sur le marché de la collection actuel, la LP400 « Periscopio » est unanimement considérée comme la version la plus recherchée de toute la lignée Countach — une préférence directement lisible dans les valeurs Hagerty de juillet 2026 (voir La cote actuelle de la Countach : la Periscopio loin devant l'Anniversary), très supérieures à celles de l'édition Anniversary pourtant bien plus rapide et plus puissante.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; fr.wikipedia.org ; hagerty.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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