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§ 04 · Carrosserie châssis

Des panneaux plats au premier break 4x4 cinq portes du monde

Land Rover Series I/II/III & Defender · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une esthétique dictée par la fabrication à la main

Les panneaux de carrosserie du Land Rover, en alliage Birmabright (voir Le Birmabright — l'alliage né d'une pénurie, devenu signature de la marque), sont volontairement dessinés aussi plats que possible, avec des courbes à rayon constant uniquement : une contrainte de fabrication (façonnage à la main sur un gabarit simple, sans emboutissage industriel coûteux) qui deviendra, après coup, la signature visuelle immédiatement reconnaissable du modèle — des flancs droits, une calandre rectangulaire, des ailes à simple courbure. Ce choix esthétique par défaut restera identifiable sur toute la lignée jusqu'en 2016, y compris après le restylage « barrel side » de la Series II en 1958 (voir plus bas).

Le premier break : le Tickford (1949)

Dès 1949, un an après le lancement du modèle de base, Land Rover répond à la demande d'une clientèle souhaitant un véhicule mieux équipé pour le transport de personnes (cadres de mines, contremaîtres, personnel médical isolé) avec un break appelé « Station Wagon », carrossé par Tickford, coachbuilder connu pour son travail sur les Rolls-Royce et les Lagonda. Sa carrosserie à ossature bois et panneaux métalliques, sa sellerie cuir, son chauffage, son pare-brise laminé monobloc et son couvre-roue de secours en tôle en font un modèle nettement plus raffiné que le Land Rover utilitaire de base — mais aussi plus coûteux à produire, et fiscalement classé comme voiture particulière (donc pleinement soumis à la taxe à l'achat britannique, contrairement au Land Rover utilitaire). Moins de 700 exemplaires seront vendus, dont seulement 50 sur le marché britannique — une rareté qui en fait aujourd'hui un objet de restauration recherché.

Le style Series II : les « barrel sides » de David Bache

En 1958, la Series II devient le premier Land Rover à bénéficier du travail du bureau de style Rover : le styliste en chef David Bache dessine la ligne à flancs galbés (« barrel side ») désormais caractéristique, élargie de 5 pouces pour couvrir des voies plus larges que la Series I, ainsi que le dessin de la cabine de la version camion à vitres latérales et pavillon arrondis — un dessin qui perdurera, avec des retouches mineures, jusqu'aux derniers Defender de 2016.

1955 : le premier break 4x4 cinq portes de série au monde

En septembre 1955, sur le châssis 107 pouces, Land Rover lance un nouveau break, cette fois à carrosserie entièrement métallique boulonnée (bien plus simple et économique à produire que l'ossature bois du Tickford), pouvant accueillir jusqu'à dix personnes — la version courte (86 pouces) restant un trois-portes sept places. Il s'agit, selon les sources consultées pour ce corpus, du premier break tout-terrain à quatre/cinq portes de série au monde, une antériorité que le Land Rover conservera au fil de ses déclinaisons, jusqu'à offrir dans certaines configurations jusqu'à dix places en version longue et sept places en version courte — davantage que la plupart des monospaces modernes de gabarit comparable.

Ces breaks reçoivent en option un « toit tropical », seconde peau de toit montée par-dessus le toit d'origine avec un espace d'air intercalaire, destinée à limiter l'échauffement intérieur sous climat chaud et à réduire la condensation sous climat froid — un accessoire hérité directement de l'expérience coloniale et export de la marque (voir Le lancement de la Series I au Salon d'Amsterdam (avril 1948)). Ces versions Station Wagon reçoivent en outre des numéros de série, un badge et des brochures commerciales propres, distincts du reste de la gamme utilitaire.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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