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§ 03 · Carburation injection

De la carburation à l'injection — l'alimentation moteur sur l'Elan et l'Esprit

Lotus Elan & Lotus Esprit · 1962–1975 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

L'Elan : trois fournisseurs de carburateurs selon les marchés et les époques

Le moteur Twin Cam de l'Elan a été alimenté, selon les marchés et les périodes de production, par des carburateurs de trois fournisseurs distincts : Weber, Dell'Orto et Zenith-Stromberg, le choix dépendant des contraintes d'approvisionnement et des normes antipollution locales, notamment sur le marché américain (« Federal »), où un carter d'admission spécifique bridait légèrement la puissance disponible pour respecter la réglementation. Ce choix multi-fournisseurs, courant chez un petit constructeur comme Lotus, illustre une nouvelle fois la logique d'achat de composants standards déjà décrite pour le moteur lui-même (voir Le Lotus-Ford Twin Cam — comment Harry Mundy a transformé un bloc Ford de série).

L'Esprit : de la double carburation Dell'Orto à l'injection électronique

Sur l'Esprit, les premières générations à moteur 907, 912 et 910 sont alimentées par des paires de carburateurs horizontaux Dell'Orto 40 DHLA, montés sous pression sur les versions turbocompressées. L'arrivée des normes antipollution américaines pousse Lotus, à partir du milieu des années 1980, vers l'injection électronique : la version HCi de l'Esprit Turbo adopte l'injection Bosch K-Jetronic associée à un pot catalytique, avec toutefois une baisse de couple par rapport aux versions carburées.

Le système Lotus/Delco et le « Chargecooler »

En 1989, à l'occasion de l'arrivée du X180, le système Bosch K-Jetronic cède la place à une injection multipoint développée conjointement par Lotus et Delco (filiale électronique de General Motors, alors actionnaire de Lotus), associée à un échangeur air-eau-air baptisé Chargecooler par Lotus — l'équivalent fonctionnel d'un intercooler, mais refroidi par un circuit d'eau plutôt que par l'air direct. Cette combinaison, montée sur le moteur alors renommé Type 910S, permet de repousser la puissance jusqu'à 264 ch en fonctionnement courant, avec une pointe à 280 ch en surboost temporaire.

Le V8 Type 918 : une injection nativement électronique

Le V8 maison introduit en 1996 (voir La famille de moteurs « 900 series » — du bloc Vauxhall au V8 maison de l'Esprit) est, comme la quasi-totalité des V8 modernes de cette période, nativement à injection électronique, sans étape intermédiaire par la carburation.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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