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§ 03 · Transmission 4x4 châssis

2018 : la première vraie révolution technique en quarante ans, la suspension avant indépendante

Mercedes-Benz Classe G · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une décision longtemps repoussée

Pendant près de quatre décennies, de 1979 à 2018, la Classe G conserve un train avant à essieu rigide sur les quatre versions qui se succèdent (W460, W461, W463 première génération). Ce choix, cohérent avec la philosophie de robustesse du véhicule (voir Châssis-échelle et trois différentiels à blocage intégral : l'architecture qui définit la Classe G), finit par devenir un point de comparaison défavorable face à des concurrents plus modernes sur route, à mesure que le public visé par le véhicule évolue vers une clientèle urbaine peu clairsemée en pistes forestières (voir Le tournant de 1990 : comment un outil militaire est devenu, sans jamais changer de silhouette, un objet de luxe).

Le changement de 2018 : indépendante à l'avant, rigide à l'arrière

La deuxième génération du W463, présentée à Detroit en janvier 2018, introduit enfin une suspension à roues avant indépendantes, une première dans l'histoire du modèle. L'essieu arrière, en revanche, reste rigide — un compromis assumé plutôt qu'une modernisation complète, qui permet de préserver une bonne part des capacités de franchissement tout en améliorant sensiblement la tenue de route et le confort sur revêtement dégradé. Le rapport de réduction de la boîte de transfert tout-terrain est dans le même temps resserré, passant de 2,1:1 à 2,9:1, pour compenser en franchissement extrême-lent la perte de débattement liée au nouveau train avant.

Des dimensions revues, un poids en baisse

Le nouveau véhicule gagne 121 mm en largeur et 53 mm en longueur par rapport à son prédécesseur, ainsi que 6 mm de garde au sol supplémentaires. Malgré cet agrandissement général, l'usage combiné d'aciers à haute résistance et de pièces en aluminium (ailes, capot, portes) permet un allègement d'environ 170 kg à motorisation égale — une prouesse d'ingénierie pour un véhicule dont la structure de base reste, par ailleurs, un châssis-échelle traditionnel hérité de 1979.

Des détails volontairement conservés malgré la refonte

Malgré l'ampleur des changements mécaniques, les ingénieurs et designers ont délibérément choisi de conserver plusieurs éléments emblématiques de l'ancien modèle : les poignées de porte, les gicleurs de lave-glace et le cache de roue de secours sont directement repris de la génération précédente, de même que le bruit caractéristique de fermeture des portières (voir Le bruit de fermeture des portières : un argument de vente informel devenu signature de marque) — un choix qui illustre bien la tension permanente, dans l'histoire récente du véhicule, entre modernisation technique nécessaire et préservation de l'identité de marque. Le véhicule est validé sur le circuit d'essai tout-terrain historique de la marque, la montagne du Schöckl près de Graz (voir Le Schöckl : la montagne autrichienne où chaque Classe G doit faire ses preuves), au terme de 2 000 km d'essais sur ce seul parcours.

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Provenance de cette fiche
Site source
de.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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