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§ 03 · Transmission 4x4 châssis

Essieux à réducteurs portiques : le G 63 AMG 6x6 et le G 500/G 63 4x4², vitrines techniques extrêmes

Mercedes-Benz Classe G · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une architecture d'essieux empruntée au poids lourd

Contrairement à une idée reçue, la Classe G « normale » ne dispose pas d'essieux à réducteurs portiques (« portal axles »), une architecture où l'axe de la roue est décalé au-dessus de celui du différentiel pour démultiplier la garde au sol — une solution plutôt réservée, dans l'histoire de l'automobile tout-terrain, à des véhicules militaires ou d'exception. Cette technologie n'apparaît sur la Classe G qu'à travers une poignée de déclinaisons volontairement extrêmes, développées à l'origine pour un client militaire précis.

Le G 63 AMG 6x6 : une commande militaire australienne devenue produit civil

Le point de départ de cette architecture chez Mercedes-Benz est une demande de l'armée australienne, formulée dès 2007, pour un véhicule à six roues motrices. Développé sur cette base, le G 63 AMG 6x6 est officiellement lancé en 2013 pour marquer les trente ans de la production du G-Wagen. Doté de trois essieux et des mêmes réducteurs portiques que la version militaire, il conserve le V8 biturbo AMG de 544 ch et atteint 100 km/h en six secondes malgré un poids et un gabarit considérables. L'accueil commercial dépasse largement les attentes initiales de Mercedes-Benz : plus d'une centaine d'exemplaires sont vendus à une clientèle civile fortunée, la dernière livraison ayant lieu en mai 2015.

G 500 4x4² puis G 63 4x4² : la démonstration continue

Fort du succès inattendu du 6x6, Mercedes-Benz décline la même philosophie sur une architecture plus classique à quatre roues avec le G 500 4x4², confirmé en série dès 2015 après une présentation sous forme de concept à Genève. Le véhicule reprend un châssis raccourci et les essieux à réducteurs portiques du 6x6, pour une garde au sol totale portée à 450 mm — une augmentation d'environ 90 mm par rapport à la version de série — et une profondeur de gué d'un mètre. Plus de cent commandes sont enregistrées dès l'été 2015, avant même le début de la production. Cette même base mécanique sert ensuite de fondation à la Mercedes-Maybach G 650 Landaulet (voir Le Mercedes-Maybach G 650 Landaulet : quand la Classe G rencontre le summum du luxe automobile). En juin 2022, la seconde génération W463 reçoit sa propre version, le G 63 4x4², qui se distingue de sa devancière par une suspension avant désormais indépendante même sur cette configuration extrême.

Une vitrine technique plus qu'un besoin réel

Ces versions à essieux portiques répondent moins à une demande fonctionnelle de la clientèle civile qu'à une stratégie d'image : elles démontrent, de façon spectaculaire, que la Classe G conserve une capacité de développement technique tout-terrain digne de ses origines militaires, alors même que l'écrasante majorité des ventes de la gamme concerne des versions urbaines qui ne verront jamais un franchissement aussi extrême (voir Le tournant de 1990 : comment un outil militaire est devenu, sans jamais changer de silhouette, un objet de luxe). Le succès commercial de ces séries limitées, vendues à des tarifs dépassant largement celui d'un G 63 AMG classique, illustre à sa manière l'appétit d'une partie de la clientèle pour l'exclusivité plutôt que pour l'utilité pratique (voir Brabus : la surenchère de puissance et d'exclusivité au-delà même des versions AMG).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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