Le Schöckl : la montagne autrichienne où chaque Classe G doit faire ses preuves
Un terrain d'essai qui appartient à l'histoire même du véhicule
À quelques kilomètres seulement de l'usine Magna Steyr de Graz se dresse le Schöckl, une montagne culminant à un peu plus de 1 400 mètres, devenue au fil des décennies le terrain d'essai de référence pour la mise au point tout-terrain de la Classe G. Son parcours d'essai, long d'environ 5,6 km, comprend des pentes atteignant 60 % de déclivité et des dévers pouvant dépasser 40 % — un profil suffisamment sévère pour que le passage réussi de ce parcours soit devenu, de façon informelle, un critère de validation incontournable pour chaque nouvelle génération technique du véhicule.
Deux mille kilomètres d'essais pour valider la génération 2018
Lors de la mise au point de la seconde génération du W463, présentée en 2018, les prototypes ont parcouru l'équivalent de 2 000 km sur ce seul circuit du Schöckl avant validation finale — une distance considérable pour un tracé aussi court et aussi exigeant, qui donne une idée du nombre de passages répétés nécessaires pour éprouver la nouvelle suspension avant indépendante (voir 2018 : la première vraie révolution technique en quarante ans, la suspension avant indépendante) dans des conditions comparables à celles qu'avait connues, près de quarante ans plus tôt, le tout premier prototype testé dans les bassins houillers allemands et le désert du Sahara (voir Du modèle en bois au prototype roulant : le développement 1973-1975 et le nom de code « H2 »).
Une continuité géographique rare dans l'industrie automobile
Le Schöckl n'est pas un terrain d'essai anonyme parmi d'autres : sa proximité immédiate avec l'usine de Graz en fait un symbole de la continuité industrielle unique de la Classe G, fabriquée depuis l'origine au même endroit par les mêmes équipes techniques, dont le savoir-faire tout-terrain remonte directement à celui accumulé sur le Haflinger et le Pinzgauer (voir Le partenariat industriel avec Steyr-Daimler-Puch : une coentreprise à Graz, puis un simple sous-traitant). Peu de véhicules produits en série disposent ainsi d'un terrain d'essai maison aussi identifié et aussi intimement lié, dans l'imaginaire des ingénieurs comme des passionnés, à l'histoire du modèle lui-même.
Voir aussi
- Le partenariat industriel avec Steyr-Daimler-Puch : une coentreprise à Graz, puis un simple sous-traitant
- 2018 : la première vraie révolution technique en quarante ans, la suspension avant indépendante
- Du modèle en bois au prototype roulant : le développement 1973-1975 et le nom de code « H2 »
- Une conception pensée pour durer, pas pour séduire : la philosophie technique d'origine
- Site source
- retromotor.co.uk
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- Le partenariat industriel avec Steyr-Daimler-Puch : une coentreprise à Graz, puis un simple sous-traitantMercedes-Benz Classe G · Histoire et genèse
- Une conception pensée pour durer, pas pour séduire : la philosophie technique d'origineMercedes-Benz Classe G · Entretien fiabilité
- 2018 : la première vraie révolution technique en quarante ans, la suspension avant indépendanteMercedes-Benz Classe G · Transmission 4x4 châssis
- Du modèle en bois au prototype roulant : le développement 1973-1975 et le nom de code « H2 »Mercedes-Benz Classe G · Histoire et genèse
- Une conception pensée pour durer, pas pour séduire : la philosophie technique d'origineMercedes-Benz Classe G
- 2018 : la première vraie révolution technique en quarante ans, la suspension avant indépendanteMercedes-Benz Classe G
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