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§ 08 · Culture documentation

Jacky Ickx et la victoire au Paris-Dakar 1983 : la seule incursion sérieuse de la Classe G en compétition

Mercedes-Benz Classe G · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une victoire au rallye-raid le plus exigeant du monde

Contrairement à d'autres véhicules tout-terrain de ce corpus dont le palmarès sportif s'étend sur des décennies (voir par exemple le palmarès complet de la Lada Niva au Dakar), l'histoire compétitive de la Classe G reste concentrée sur un épisode unique mais retentissant : la victoire au classement général du Rallye Paris-Alger-Dakar 1983, remportée par l'ancien pilote de Formule 1 et vainqueur à six reprises des 24 Heures du Mans, le Belge Jacky Ickx, associé à l'acteur et pilote français Claude Brasseur. Cette victoire fait suite à deux participations déjà très compétitives les années précédentes : une deuxième place en 1982 pour le même équipage, devancé de peu, et une troisième place la même année pour un autre équipage sur une mécanique comparable.

Une préparation poussée, loin du véhicule de série

Le véhicule engagé n'a rien d'un modèle de série à peine modifié : allégé par l'usage de pièces en alliage d'aluminium partout où cela est possible, affiné en soufflerie pour réduire sa traînée aérodynamique — un exercice peu naturel pour une carrosserie aussi anguleuse — et motorisé par un bloc porté à environ 220 ch, très au-dessus des niveaux de puissance proposés sur les versions commerciales de l'époque (voir La gamme moteurs d'origine (1979) : sobriété diesel et modestie assumée).

Une divergence de source sur le modèle exact

Ce dossier documente ici une divergence factuelle assumée plutôt que tranchée arbitrairement : Wikipédia en langues anglaise et allemande, de façon concordante, attribuent cette victoire de 1983 à un 280 GE préparé, motorisé par le six-cylindres M110 porté à 220 ch. Le site spécialisé Silodrome, de son côté, attribue la même victoire à un 230 GE quatre-cylindres, tout en indiquant lui aussi une puissance de 220 ch pour le véhicule vainqueur — un chiffre qui correspond pourtant exactement à celui donné par les deux Wikipédia pour la version six-cylindres. Cette cohérence du chiffre de puissance entre des sources par ailleurs en désaccord sur la cylindrée exacte du véhicule suggère une possible confusion, chez Silodrome, entre la voiture ayant terminé deuxième en 1982 (une 230 GE, selon cette même source) et celle ayant remporté la victoire l'année suivante. Ce dossier retient la version majoritaire — 280 GE — comme la plus probable, sans effacer pour autant la version minoritaire.

Un palmarès qui s'arrête pour l'essentiel à cet épisode

Après ce succès de 1983, la Classe G ne reproduit plus de résultat sportif de premier plan documenté par les sources consultées pour ce dossier — à l'inverse d'autres tout-terrain de ce corpus qui ont construit sur plusieurs décennies un palmarès compétitif suivi. Cette relative discrétion sportive ultérieure s'explique sans doute par la bascule progressive du véhicule vers un usage routier et urbain de luxe à partir de la fin des années 1980 (voir Le tournant de 1990 : comment un outil militaire est devenu, sans jamais changer de silhouette, un objet de luxe), une évolution peu compatible avec un programme de compétition en rallye-raid.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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