La gamme moteurs d'origine (1979) : sobriété diesel et modestie assumée
Un choix de moteurs éprouvés plutôt qu'une nouveauté technique
Fidèle à la philosophie générale du projet — un véhicule pensé pour la robustesse et la longévité plutôt que pour la performance ou l'innovation (voir Une conception pensée pour durer, pas pour séduire : la philosophie technique d'origine) —, Mercedes-Benz n'a développé aucun moteur spécifique pour le lancement du Geländewagen en 1979. La gamme d'origine reprend intégralement des blocs déjà utilisés dans la gamme de tourisme et les utilitaires légers de la marque, gage de fiabilité et de facilité d'entretien dans le monde entier.
Le plus modeste : l'OM 616, un diesel de 72 chevaux
Le moteur d'entrée de gamme du 240 GD est le diesel quatre cylindres OM 616, 2,4 litres, développant seulement 53 kW (72 ch) pour une vitesse de pointe d'environ 117 km/h — des chiffres qui, avec le recul, paraissent presque comiques pour un véhicule aujourd'hui associé au luxe et à la puissance, mais qui correspondent exactement au cahier des charges d'origine : un outil de travail avant tout.
Le plus populaire : le 300 GD et son cinq-cylindres OM 617
Le modèle qui rencontre le plus grand succès commercial au sein de la gamme W460 est le 300 GD, équipé du cinq-cylindres diesel OM 617 de 3,0 litres, déjà largement éprouvé dans la berline de tourisme de la marque, ici crédité de 65 kW (88 ch). Une version turbocompressée de ce même moteur avait un temps été envisagée en interne, avant d'être abandonnée : la génération de moteurs diesel suivante était déjà prête au moment où ce projet aurait dû aboutir, rendant l'investissement inutile.
Le plus puissant : le 280 GE et son six-cylindres bridé
En haut de gamme, le 280 GE reçoit le six-cylindres en ligne à injection M 110, de 2,8 litres. Ce moteur est volontairement bridé par rapport à ses autres applications chez Mercedes-Benz — taux de compression réduit et arbres à cames plus doux — pour développer 115 kW (156 ch) en version catalysée, un choix cohérent avec un usage tout-terrain où la souplesse à bas régime prime sur la puissance maximale. Le modèle intermédiaire, le 230 G puis 230 GE à partir de 1982, complète la gamme avec un quatre-cylindres essence de 2,3 litres.
Des évolutions mesurées plutôt qu'une révolution
Les premières années de commercialisation voient surtout l'arrivée d'équipements de confort plutôt que de nouveaux moteurs : boîte automatique disponible en option à partir de 1981 sur les 230 GE, 280 GE et 300 GD, climatisation, réservoir auxiliaire, treuil avant. Le pot catalytique devient disponible à partir de 1984-1986 selon les marchés. Il faudra attendre la bascule vers le W463 en 1990 pour voir la gamme de motorisations s'élargir véritablement, jusqu'à devenir l'une des plus diversifiées de toute l'histoire de Mercedes-Benz (voir Du quatre au douze cylindres : l'élargissement spectaculaire de la gamme moteurs (1990-2018)).
Voir aussi
- Site source
- de.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
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