Le toit ouvrant en tôle : un équipement de série presque universel
Une spécificité rare pour une voiture populaire de 1948
Parmi les détails qui distinguent la 203 de ses concurrentes de l'immédiat après-guerre figure son toit ouvrant en tôle coulissante, que la caisse monocoque rend possible sans compromettre la rigidité de l'ensemble (voir La première Peugeot à caisse monocoque : une rupture industrielle discrète). Selon Wikipédia, cet équipement, alors peu courant sur une voiture de grande diffusion, équipe 98 % des berlines produites — une proportion qui en fait de facto un standard plutôt qu'une option, à l'exception notable de la Berline Affaires, dépouillée par choix commercial de tout équipement non essentiel (voir La berline 203 : Luxe, Affaires, Luxe Simple — la colonne vertébrale de la gamme).
Une option à partir de 1955
Le toit ouvrant, monté de série depuis l'origine sur les versions Luxe, devient facultatif à partir de 1955, en même temps que la 203 reçoit sa nouvelle appellation « 203 C » et une série d'évolutions techniques concomitantes à l'arrivée de la 403 (voir 1955-1960 : la cohabitation avec la 403 et l'héritage d'une lignée numérotée). En 1956, Peugeot introduit même une version « Luxe Simple », qui reprend l'équipement complet de la Luxe à l'exception justement du toit ouvrant — preuve que cet équipement, longtemps quasi automatique, devient alors un poste d'économie possible pour la marque comme pour le client.
Une victime collatérale sur les versions Darl'Mat
Le toit ouvrant en tôle disparaît systématiquement sur les conversions du carrossier Darl'Mat (voir La 203 Darl'Mat : la version sportive confidentielle du sorcier du Lion) : sa suppression permet de gagner 5 centimètres de hauteur supplémentaires, un gain non négligeable dans une transformation qui vise justement, avant tout, à abaisser la silhouette de la voiture de 14 centimètres au total.
Une autre première : les sièges couchettes
Toujours sur le terrain du confort et de l'innovation de série, Wikipédia signale qu'en 1955 la 203 devient la première voiture française produite en série équipée de sièges couchettes à l'avant — une autre marque de la volonté de Peugeot de soigner l'agrément de sa voiture à budget contraint, dans la continuité de l'habitacle jugé « clair et lumineux » dès l'origine grâce à une surface vitrée supérieure à celle des modèles concurrents, notamment la sombre Traction Avant.
Voir aussi
- La première Peugeot à caisse monocoque : une rupture industrielle discrète · La berline 203 : Luxe, Affaires, Luxe Simple — la colonne vertébrale de la gamme · La 203 Darl'Mat : la version sportive confidentielle du sorcier du Lion · 1955-1960 : la cohabitation avec la 403 et l'héritage d'une lignée numérotée · Une ligne venue d'Amérique : de la Hudson 1941 à la Chevrolet Fleetline
- Site source
- fr.wikipedia.org (recoupé avec motorlegend.com et auto-pedia.fr)
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Peugeot_203 ↗
- Une ligne venue d'Amérique : de la Hudson 1941 à la Chevrolet FleetlinePeugeot 203 · Carrosserie
- La 203 Darl'Mat : la version sportive confidentielle du sorcier du LionPeugeot 203 · Histoire et modèles
- 1955-1960 : la cohabitation avec la 403 et l'héritage d'une lignée numérotéePeugeot 203 · Histoire et modèles
- La première Peugeot à caisse monocoque : une rupture industrielle discrètePeugeot 203 · Carrosserie
- La berline 203 : Luxe, Affaires, Luxe Simple — la colonne vertébrale de la gammePeugeot 203 · Histoire et modèles