1955-1960 : la cohabitation avec la 403 et l'héritage d'une lignée numérotée
L'arrivée de la 403 ne signe pas une rupture immédiate
En 1955, la Peugeot 403, plus moderne mais utilisant le même moteur de base (voir Le moteur de la 203 : une culasse hémisphérique en Alpax volontairement bridée), rejoint la 203 au catalogue sans l'en évincer aussitôt. La 203 change alors d'appellation officielle, passant de « 203 A » à « 203 C », un sigle qui accompagne l'adoption, dès septembre 1954, d'une boîte de vitesses enfin entièrement synchronisée — reprise directement de la future 403 (voir La boîte de vitesses de la 203 : le point faible unanimement reconnu). Les deux modèles cohabitent ainsi plusieurs années sur les chaînes et dans les concessions Peugeot, la 403 étant positionnée au-dessus de la 203 plutôt qu'en remplacement direct.
Un déclin progressif, carrosserie par carrosserie
Le recul de la 203 se lit dans la disparition successive de ses versions les plus statutaires, remplacées une à une par leurs homologues 403 : la découvrable et le coupé s'effacent dès 1954, le cabriolet tient jusqu'en octobre 1956 avant de céder la place au cabriolet 403 (voir Découvrable, Cabriolet, Coupé : les trois carrosseries « loisir » de la 203), la Familiale et la Commerciale s'arrêtent en 1956 également (voir Familiale et Commerciale : les breaks de la 203), puis la camionnette disparaît du catalogue en 1957 (voir Les utilitaires 203 : pick-up, fourgon « paquet de tabac », ambulance et châssis-cabine). Dès 1958, il ne reste plus au catalogue que la berline et la fourgonnette — la 203 a alors dix ans, et la presse ne s'y trompe pas : elle est devenue un modèle d'entrée de gamme pendant que la 403 assure le haut du segment.
La fin de la production, en toute discrétion
La dernière 203 sort des chaînes de Sochaux le 26 février 1960, après une ultime série de 2 728 exemplaires sur le seul millésime 1960 (voir Chronologie annuelle de la Peugeot 203 (millésimes 1949 à 1960)). Au total, la production cumulée de la 203 est estimée à 699 863 exemplaires selon Wikipédia — un chiffre parmi plusieurs avancés par les sources consultées pour ce dossier, voir la synthèse des divergences dans sources/verification-croisee.md.
Un moteur qui survit six ans de plus à sa propre voiture
Fait à noter : le moteur de la 203 ne disparaît pas avec elle. Il poursuit sa carrière jusqu'en 1966 sous une puissance portée à 54 ch, monté sur la version utilitaire « 403-7 », à raison de 201 705 exemplaires supplémentaires selon Wikipédia — soit près d'un tiers de la production totale de la 203 elle-même, produite sous un autre nom pendant encore six ans après l'arrêt de cette dernière.
Le point de départ d'une lignée qui structurera Peugeot pendant des décennies
Au-delà de son propre succès commercial, la 203 inaugure une philosophie de gamme que Peugeot reconduira jusqu'à la fin du XXᵉ siècle : concentrer les ressources sur un modèle unique décliné en de nombreuses versions plutôt que sur plusieurs modèles distincts (voir Genèse de la Peugeot 203 : reconstruire Peugeot dans la France d'après-guerre), et lui donner un nom à trois chiffres commençant et finissant par le même chiffre que le nombre de cylindres — une numérotation que la 203 inaugure et qui se poursuit avec la 403 (1955), puis la 404 (1960, dessinée par Pininfarina — voir le dossier peugeot-404 pour son histoire propre ; la 404 est la remplaçante en ligne directe de la 403, elle-même remplaçante directe de la 203, sans qu'il y ait lieu de re-raconter ici cette seconde transition), puis la 504, la 604 et au-delà. La conception saine et logique de la 203 permettra d'ailleurs à Peugeot d'en extrapoler directement la 403, puis, dans une certaine mesure, la 404 elle-même.
Voir aussi
- Chronologie annuelle de la Peugeot 203 (millésimes 1949 à 1960) · La berline 203 : Luxe, Affaires, Luxe Simple — la colonne vertébrale de la gamme · Découvrable, Cabriolet, Coupé : les trois carrosseries « loisir » de la 203 · Familiale et Commerciale : les breaks de la 203 · Les utilitaires 203 : pick-up, fourgon « paquet de tabac », ambulance et châssis-cabine · La boîte de vitesses de la 203 : le point faible unanimement reconnu · Le moteur de la 203 : une culasse hémisphérique en Alpax volontairement bridée · Genèse de la Peugeot 203 : reconstruire Peugeot dans la France d'après-guerre
- Site source
- fr.wikipedia.org (recoupé avec motorlegend.com et newsdanciennes.com)
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Peugeot_203 ↗
- La boîte de vitesses de la 203 : le point faible unanimement reconnuPeugeot 203 · Transmission
- Le moteur de la 203 : une culasse hémisphérique en Alpax volontairement bridéePeugeot 203 · Moteur
- Genèse de la Peugeot 203 : reconstruire Peugeot dans la France d'après-guerrePeugeot 203 · Histoire et modèles
- Familiale et Commerciale : les breaks de la 203Peugeot 203 · Histoire et modèles
- Chronologie annuelle de la Peugeot 203 (millésimes 1949 à 1960)Peugeot 203 · Histoire et modèles
- La berline 203 : Luxe, Affaires, Luxe Simple — la colonne vertébrale de la gammePeugeot 203 · Histoire et modèles
- Découvrable, Cabriolet, Coupé : les trois carrosseries « loisir » de la 203Peugeot 203 · Histoire et modèles
- Les utilitaires 203 : pick-up, fourgon « paquet de tabac », ambulance et châssis-cabinePeugeot 203 · Histoire et modèles
- Familiale et Commerciale : les breaks de la 203Peugeot 203
- Le moteur de la 203 : une culasse hémisphérique en Alpax volontairement bridéePeugeot 203
- La boîte de vitesses de la 203 : le point faible unanimement reconnuPeugeot 203
- Genèse de la Peugeot 203 : reconstruire Peugeot dans la France d'après-guerrePeugeot 203
- Une ligne venue d'Amérique : de la Hudson 1941 à la Chevrolet FleetlinePeugeot 203
- Chronologie annuelle de la Peugeot 203 (millésimes 1949 à 1960)Peugeot 203
- La 203 en Australie : assemblage local et triomphe au Redex Trial (1953-1956)Peugeot 203
- Direction à crémaillère, freins hydrauliques et suspensions : la modernité châssis de la 203Peugeot 203