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§ 11 · Compétition

Pourquoi Richard Petty avait quitté Plymouth en 1969 — et ce que cela a coûté à Chrysler

Plymouth Road Runner · 1968–1980 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un Road Runner 1968 jugé insuffisant par l'écurie Petty

Selon Wikipédia EN, l'écurie Petty Engineering se montre insatisfaite des performances du Road Runner de 1968 en compétition NASCAR et sollicite directement les responsables de Chrysler pour obtenir, en vue de la saison 1969, des exemplaires du Dodge Charger 500 puis de la toute nouvelle Charger Daytona — les deux réponses aérodynamiques de la marque sœur Dodge à la domination affichée par Ford sur les grands ovales (voir daytona-1969-aerodynamique-nez-conique-aileron-soufflerie, dossier dodge-charger/). La réponse de la direction Chrysler, rapportée par Wikipédia EN, tient en une phrase sans appel : la famille Petty était « une écurie Plymouth », point final.

Une rupture réglée en quelques jours à peine

Face à ce refus, Richard Petty et son écurie signent avec Ford en l'espace de quelques jours seulement — un départ retentissant pour le pilote le plus en vue de la discipline. La saison 1969 confirme la pertinence sportive, sinon commerciale, de ce choix : chez Ford, Petty remporte 10 courses et termine deuxième du championnat NASCAR, une performance qui aggrave d'autant le manque à gagner sportif et médiatique pour Chrysler.

La Superbird, conçue en partie pour réparer cette erreur stratégique

C'est dans ce contexte que la décision est prise, chez Plymouth, de développer sa propre version aérodynamique extrême pour la saison 1970 — la Superbird — avec un double objectif assumé : répondre à la même exigence d'homologation NASCAR que la Charger Daytona (voir Combien de Superbird, vraiment ? 1 920, 1 935 ou 2 783 — et leur répartition par moteur), mais aussi, très explicitement selon Wikipédia EN, convaincre Petty Engineering de revenir dans le giron Chrysler pour la saison 1970. Le pari fonctionne : Petty revient chez Plymouth et enchaîne, dès cette même saison 1970, une série de résultats qui referment la parenthèse Ford presque aussi vite qu'elle s'était ouverte (voir La saison 1970 en NASCAR — Pete Hamilton remporte le Daytona 500, Petty domine le championnat).

Une leçon retenue à l'échelle de tout le groupe Chrysler

Cet épisode illustre, mieux qu'un long discours, le rôle central que jouait le maintien des meilleurs pilotes-vedettes dans les arbitrages d'ingénierie et de développement produit chez les constructeurs américains de l'ère NASCAR classique — un pilote insatisfait de son matériel n'hésitant pas à faire jouer la concurrence entre marques, y compris entre deux divisions sœurs d'un même groupe, Dodge et Plymouth restant en pratique en concurrence directe pour s'attacher les meilleures écuries.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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