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§ 03 · Carburation injection

Des carburateurs Zenith au Bosch LH-Jetronic : l'alimentation moteur de la 900 en trois générations

Saab 900 · 1978–1998 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Trois technologies d'alimentation cohabitent pendant plus d'une décennie

Contrairement à l'image d'une gamme technologiquement homogène que son unité de style pourrait suggérir, la Saab 900 fait cohabiter, tout au long de sa carrière, des solutions d'alimentation en carburant radicalement différentes selon le niveau de gamme et le marché : carburateurs simple ou double corps Zenith, injection mécanique continue Bosch K-Jetronic, puis injection électronique. Ce n'est déjà pas propre à la 900 : la 99 EMS utilisait pour sa part l'injection Bosch D-Jetronic puis K-Jetronic, voir L'injection électronique puis mécanique Bosch sur la Saab 99 EMS (dossier saab-96/).

Le carburateur, solution d'entrée de gamme jusqu'à la fin des années 1980

Les versions d'accès (GL, puis GLs à double corps) restent alimentées par carburateur Zenith jusqu'au milieu des années 1980 sur la plupart des marchés — et, fait notable, le carburateur simple corps survit même jusqu'à la toute fin de la décennie sur un modèle dédié : le 900c, assemblé aussi bien à l'usine finlandaise de Valmet qu'à celle d'Arlöv près de Malmö, alimenté par un unique carburateur sur bloc B201 huit soupapes, mais doté de série de la direction assistée — une position commerciale originale de modèle d'entrée de gamme techniquement simple mais confortable, pensée pour prolonger la commercialisation de la 900 « de base » sans concurrencer directement les versions à injection plus onéreuses.

Le K-Jetronic, solution intermédiaire mécanique

Les versions à injection et les Turbo huit soupapes utilisent l'injection mécanique continue Bosch K-Jetronic — une technologie sans électronique de gestion complexe, réputée robuste et déjà éprouvée sur la 99 EMS. C'est cette même architecture d'alimentation, associée au boîtier électronique APC pour la seule gestion de la suralimentation (voir L'APC (Automatic Performance Control) : le cerveau anticliquetis du Turbo 900, expliqué), qui équipe l'essentiel des Turbo 900 huit soupapes tout au long des années 1980.

L'injection électronique généralisée avec le seize-soupapes

L'arrivée du bloc seize soupapes en 1984-1985 (voir 1984-1985 : le seize-soupapes et l'intercooler changent de dimension le Turbo 900) s'accompagne du passage à une injection électronique plus sophistiquée : Bosch LH-Jetronic, dans ses versions successives 2.2, 2.4 puis 2.4.2, ainsi que des systèmes électroniques Lucas Automotive sur certains marchés et millésimes. Le bloc 2,1 litres (B212) introduit en 1991 utilise pour sa part le système Bosch LH 2.4.2 EZK, qui intègre un allumage électronique piloté par capteur de cliquetis — une évolution qui rapproche progressivement, sans jamais les fusionner complètement sur la 900 classique, la gestion de l'injection et celle de l'allumage (voir la clarification sur l'absence de véritable allumage direct sur ce modèle dans L'APC (Automatic Performance Control) : le cerveau anticliquetis du Turbo 900, expliqué).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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