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§ 08 · Collection et valeur

La collection Baillon (2015) — des Talbot-Lago au fond d'une grange normande pendant cinquante ans

Talbot Talbot-Lago · 1935–1959 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

L'une des plus belles pages récentes de l'histoire de la collection automobile mondiale concerne, pour partie, directement Talbot-Lago : la dispersion en 2015 de la collection réunie sur plus d'un demi-siècle par l'industriel français Roger Baillon, restée quasiment invisible du grand public jusqu'à sa découverte par les spécialistes de la maison de ventes Artcurial.

Un trésor cent redécouvert par hasard

Repérée par les experts d'Artcurial Matthieu Lamoure et Pierre Novikoff, la collection Baillon rassemble, à l'abandon dans des granges et des hangars pendant des décennies, des automobiles de très haut niveau — Bugatti, Hispano-Suiza, Talbot-Lago, Panhard-Levassor, Maserati, Ferrari, Delahaye et Delage — pour beaucoup carrossées par les plus grands noms de la carrosserie française (Million-Guiet, Chapron, Saoutchik notamment). Le tout est dispersé aux enchères le 6 février 2015, lors du salon Rétromobile à Paris, où les 59 véhicules réunissent 25,15 millions d'euros — un montant largement supérieur aux estimations initiales, porté notamment par une Ferrari 250 GT adjugée à elle seule 16,8 millions d'euros.

Plusieurs Talbot-Lago T26 parmi les pièces de la collection

Au sein de cet ensemble hétéroclite, plusieurs Talbot-Lago T26 figurent parmi les pièces remarquées de la vente, notamment une rare version « Grand Sport Aérodynamique » et un cabriolet particulièrement extravagant ayant appartenu, selon la source consultée, à l'ancien roi Farouk d'Égypte — souverain déchu en 1952, réputé collectionneur compulsif d'automobiles de luxe pendant son règne. Un coupé T26 Grand Sport carrossé par Saoutchik, également issu de cette collection, trouve preneur pour 1 450 000 euros — un montant qui, sans atteindre les sommets des Teardrop d'avant-guerre (voir La cote de Talbot-Lago en collection — des Teardrop à plusieurs millions de dollars), confirme la place de choix qu'occupent les Talbot-Lago T26 sur le marché de la collection de tout premier plan.

Une collection qui dépasse le seul cas Talbot-Lago

La collection Baillon reste avant tout connue, dans la mémoire collective des amateurs d'automobiles, pour d'autres pièces que ses Talbot-Lago — la Ferrari 250 GT California Spyder ayant appartenu à Alain Delon en constitue la pièce la plus emblématique et la plus commentée. Cette fiche se limite volontairement au seul volet Talbot-Lago de cette vente exceptionnelle, sans chercher à documenter l'ensemble de la collection Baillon, qui dépasse largement le périmètre de ce corpus.

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Provenance de cette fiche
Site source
sportscardigest.com, largus.fr, en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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