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§ 08 · Collection et valeur

La cote de Talbot-Lago en collection — des Teardrop à plusieurs millions de dollars

Talbot Talbot-Lago · 1935–1959 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Peu de marques françaises disparues depuis plus de soixante ans conservent, en collection automobile internationale, une cote aussi élevée que Talbot-Lago sur ses modèles les plus exceptionnels — un paradoxe frappant pour une entreprise qui s'est éteinte dans des difficultés financières chroniques (voir Le déclin financier des années 1950 — de 433 voitures en 1950 à une poignée en 1953).

Le sommet du marché : les coupés « Goutte d'Eau »

Le coupé T150C SS carrossé en « Goutte d'Eau » par Figoni & Falaschi (voir La Talbot-Lago T150C SS « Goutte d'Eau » — la voiture la plus cotée de la marque) domine très largement le marché de la collection Talbot-Lago :

  • 3 535 000 dollars : exemplaire ayant appartenu au designer industriel américain Brooks Stevens, vendu chez Christie's lors du Concours d'Élégance de Pebble Beach, le 18 août 2005.
  • 3 905 000 dollars : autre exemplaire vendu chez Gooding & Company lors du Palm Beach International Concours d'Elegance, le 22 janvier 2006 — voiture élue à l'unanimité « Best in Show » de ce concours.
  • 4 620 000 dollars : nouveau record établi chez RM Auctions à Pebble Beach, le 14 août 2010.
  • 4 847 000 dollars : un exemplaire à carrosserie Aérocoupé signée Marcel Pourtout et Georges Paulin (plutôt que Figoni & Falaschi), vendu chez Bonhams & Butterfields à Quail Lodge en 2008 — preuve que la cote la plus élevée n'est pas exclusivement réservée à la seule ligne « Goutte d'Eau » proprement dite.

Même les exemplaires de série, à carrosserie d'usine standard plutôt qu'habillés par un grand carrossier, atteignent des montants significatifs : une T150C SS à carrosserie d'usine s'est vendue 418 000 dollars chez Gooding & Company à Scottsdale en 2013.

Les modèles d'après-guerre, un marché plus accessible mais toujours actif

La T26 Grand Sport (voir La Talbot-Lago T26 Grand Sport — le châssis nu qui a gagné Le Mans) constitue un marché à part, avec des montants inférieurs aux Teardrop d'avant-guerre mais néanmoins conséquents pour une automobile française d'après-guerre : un exemplaire carrossé par Saoutchik et issu de la fameuse collection Baillon (voir La collection Baillon (2015) — des Talbot-Lago au fond d'une grange normande pendant cinquante ans) a atteint 1 450 000 euros lors de la vente Artcurial de février 2015. Sur le segment plus accessible de la Talbot Lago Record, une berline de 1950 s'est vendue 190 720 euros début 2024, soit 19 % au-dessus de son estimation — un indice que la demande reste soutenue, y compris sur les modèles les moins spectaculaires de la gamme.

Une préservation muséale qui accompagne la cote

Au-delà du seul marché des enchères, plusieurs Talbot-Lago d'exception intègrent des collections muséales permanentes plutôt que le marché privé — un gage de préservation à très long terme documenté dans Les Talbot-Lago dans les musées — de Rochetaillée à Mulhouse et Philadelphie.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org (CC BY-SA), barnebys.fr
Date d'extraction
12 sept. 2026
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