Les optiques de phares — de l'ampoule europeenne au Sealed Beam américain
Deux grandes familles, une bascule en 1967
L'histoire des optiques de phare de la Coccinelle connaît une rupture nette avec le passage, au millésime 1967 (marché américain) puis 1968 pour le reste du monde, des phares inclinés (jusqu'en 1966) aux phares verticaux (à partir de 1967) — voir le détail de ce millésime charnière dans Le millésime 1967 — un tournant technique concentré sur une seule année. Mais au sein même de chacune de ces deux grandes familles, de nombreuses variantes existent selon les marchés et les réglementations locales : présence ou non d'une veilleuse (feu de position) et/ou d'une ampoule indicatrice de direction intégrée à l'optique, selon les pays (les marchés nordiques notamment).
Deux philosophies techniques : ampoule remplaçable contre bloc scellé
Les pays européens utilisent une ampoule classique montée à la base du réflecteur, remplaçable indépendamment de l'optique. Les États-Unis, eux, imposent un projecteur Sealed Beam intégrant à la fois le filament, le réflecteur et le verre en un seul bloc scellé — un montage insensible à l'humidité, mais qui impose de remplacer l'ensemble complet dès qu'un filament grille. Conséquence directe de cette différence : le verre extérieur du phare pouvait être strié (avec un striage d'abord symétrique, puis asymétrique pour améliorer la portée du faisceau) ou lisse selon le marché — d'où l'existence aujourd'hui de phares d'époque « patchwork », combinant des éléments d'origines diverses.
Une simplification après 1967
Une fois le phare vertical généralisé à partir de 1967, les différences se cantonnent essentiellement à la nature de l'embase (CE ou H4) ; sur le marché des pièces de remplacement, l'essentiel des écarts entre projecteurs tient désormais à la qualité de fabrication et de chromage, la référence d'origine étant la marque allemande Hella. Certaines optiques rares, dotées d'un réflecteur et d'une ampoule « longue portée » spécifiques, restent aujourd'hui particulièrement recherchées par les collectionneurs. Depuis les années 2000, des reproductions à réflecteur « diamant » en plastique circulent sur le marché des pièces détachées — sans toujours porter les marquages d'homologation requis, un point de vigilance pour tout achat de pièces de restauration.
Chronologie des ampoules
| Année | Ampoule |
|---|---|
| 1950 | 6V BA21D, 35/35 W, puis 6V P45 CE (« Code européen ») 45/40 W à embase à détrompeur, blanche ou jaune |
| 1967 | Généralisation du 12V sur la gamme : ampoule 12V P45 CE, 45/40 W, blanche ou jaune |
| 1971 | Apparition des premiers feux halogène à double filament (type H4, 60/55 W), embase détrompeuse spécifique, obligation d'un verre de phare portant la mention « H4 » (une calotte jaune clipsable permet de « vieillir » artificiellement la teinte de l'éclairage) |
| 1980 | Apparition de l'ampoule H5 P45 halogène à embase CE, permettant d'accéder à une puissance de 60/55 W sans changer de phare |
Voir aussi
- Site source
- flat4ever.com
- Auteur du site
- Flat4ever
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://www.flat4ever.com/les-optiques-de-phares/ ↗
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