Suspension et freinage du P1800 — de l'hydraulique mixte au tout-disque
Une suspension simple et robuste, héritée de l'Amazon
Le train avant du P1800 reprend le principe déjà éprouvé sur l'Amazon (voir Une caisse Amazon raccourcie, embouttie en Écosse — l'ingénierie industrielle du P1800) : bras de suspension montés sur silentblocs en caoutchouc et rotules, ressorts hélicoïdaux et amortisseurs télescopiques sur les quatre roues. Un dispositif de graissage centralisé disparaît progressivement à partir de 1966, les rotules de triangles, la biellette de direction et les joints de transmission recevant alors un traitement dispensant du graissage manuel périodique (voir De 100 à 118 chevaux sans changer de nom : la lente montée en puissance du 1800S jusqu'au B20 (1961-1969)). Cette architecture, simple et bien comprise des mécaniciens de l'époque comme d'aujourd'hui, explique en grande partie la réputation de robustesse durable du modèle.
Un freinage longtemps mixte
Jusqu'au millésime 1970, le P1800 conserve un freinage mixte : disques à l'avant, tambours à l'arrière. La servo-assistance est confiée à un système Girling, non réparable en cas de défaillance — un point de vigilance encore d'actualité pour les propriétaires actuels, le remplacement par un servo Lockheed compatible constituant la solution de repli généralement recommandée par les spécialistes.
Le passage au tout-disque avec le 1800E
L'arrivée du 1800E à injection (Le 1800E (1970) : quand l'injection électronique Bosch D-Jetronic rebat les cartes), pour le millésime 1970, s'accompagne d'une évolution majeure du freinage : les quatre roues reçoivent désormais des disques, une amélioration régulièrement citée par les propriétaires et les guides d'achat comme la plus nette de toute la carrière du modèle en matière de sécurité active. Les versions à injection reçoivent en outre un circuit de freinage à double circuit et servo-assistance, dont la panne — rare mais documentée — reste possible sur les exemplaires les plus âgés ou les moins bien entretenus.
Un comportement jugé sain par les spécialistes actuels
Le guide d'achat Classics World souligne qu'un P1800 correctement entretenu ne pose guère de difficulté de ce côté : les étriers grippés, essentiellement sur les voitures peu roulées, restent un défaut mineur et sans gravité, et les quatre douilles de triangle supérieur, sujettes à l'usure, se remplacent facilement et à moindre coût par des pièces en caoutchouc ou en polyuréthane standard.
Voir aussi
- Site source
- classicsworld.co.uk ; en.wikipedia.org ; volvo1800pictures.com
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
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- Guide d'achat mécanique du P1800 — transmission, direction et habitacle passés au cribleVolvo P1800 · Restauration
- Le 1800E (1970) : quand l'injection électronique Bosch D-Jetronic rebat les cartesVolvo P1800 · Moteur