De la commande au volant à la commande au plancher — boîte et embrayage de la Giulia
Une boîte 5 rapports déjà remarquable en 1962
À une époque où la cinquième vitesse reste l'apanage de rares voitures de sport, la Giulia généralise d'emblée une boîte manuelle à cinq rapports plus marche arrière sur la quasi-totalité de sa gamme — seule la Giulia 1300 d'entrée de gamme s'en tient à une boîte 4 vitesses jusqu'à la fin de sa carrière. Ce choix technique, hérité et amplifié par rapport à la Giulietta (voir Boîtes de vitesses de la Giulietta — du levier au volant à la synchronisation « Porsche »), constitue l'un des arguments commerciaux les plus mis en avant au lancement.
Un choix de commande révélateur d'une époque
Fait aujourd'hui surprenant pour une automobile réputée sportive, la Giulia TI d'origine (1962-1964) propose la commande de vitesses au volant plutôt qu'au plancher, conformément à une mode de l'époque associée au confort et au chic — ce choix permettant du reste l'adoption d'une banquette avant unique et l'homologation de la voiture pour six places. La commande au plancher n'apparaît qu'en option à partir de mai 1964, réservée aux exemplaires équipés de sièges avant séparés, avant de devenir la norme générale à partir de février 1966. La TI Super, dès son lancement en 1963, fait figure d'exception précoce en imposant d'emblée le levier au plancher, conforme à sa vocation sportive assumée.
Propulsion et essieu arrière, une architecture stable
La Giulia conserve l'architecture classique héritée de la Giulietta : moteur à l'avant en position longitudinale, propulsion sur l'essieu arrière rigide. Cette configuration reste inchangée sur toute la carrière de la Giulia et de sa descendance directe 1750/2000 Berlina — ce n'est qu'avec l'Alfetta (1972) que la boîte de vitesses migre vers l'arrière, en bloc avec le différentiel (architecture transaxle), une évolution qui referme définitivement l'ère mécanique ouverte par la Giulia (voir Fin de carrière — la relève progressive par l'Alfetta).
Embrayage : du câble à la commande hydraulique
Sur la Giulia proprement dite, l'embrayage monodisque à sec reste commandé mécaniquement de bout en bout. Ce n'est qu'avec la 1750 Berlina (1968) que la commande devient hydraulique, en même temps que la dynamo cède la place à un alternateur — deux évolutions discrètes mais représentatives de la modernisation progressive de la plateforme au fil de ses déclinaisons successives (voir Les 1750 et 2000 Berlina — le haut de gamme bâti sur le plancher Giulia).
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Alfa_Romeo_Giulia ↗
- Fin de carrière — la relève progressive par l'AlfettaAlfa Romeo Giulia · Histoire et modèles
- Boîtes de vitesses de la Giulietta — du levier au volant à la synchronisation « Porsche »Alfa Romeo Giulietta · Transmission
- Les 1750 et 2000 Berlina — le haut de gamme bâti sur le plancher GiuliaAlfa Romeo Giulia · Histoire et modèles
- La Giulia TI (1962-1967) — la première de la lignéeAlfa Romeo Giulia · Histoire et modèles