Carburation de la Giulietta — du Solex simple corps aux doubles Weber
Une hiérarchie de carburateurs qui suit la hiérarchie de la gamme
La carburation de la Giulietta illustre bien la logique de la gamme : plus une version est orientée vers la performance, plus son alimentation en essence est sophistiquée.
Les versions civiles : Solex
- Berlina « Normale » : un unique carburateur Solex simple corps, taux de compression abaissé (7,5:1) pour privilégier la souplesse et la sobriété plutôt que la puissance pure.
- Berlina T.I. et Sprint d'origine : carburateur Solex double corps inversé, référence APAI-G selon automobile-sportive.com, avec un taux de compression relevé à 8,0-8,5:1 selon les versions et les années.
- Giulia berline (1962) : deux carburateurs Solex double corps, le second piloté par dépression — une solution intermédiaire entre simplicité et performance (voir Le passage au 1 570 cm³ pour la Giulia — évolution technique du bialbero).
Les versions sportives : double Weber
À partir de 1956, la Sprint Veloce inaugure l'alimentation par deux carburateurs horizontaux double corps Weber 40 DCOE3, associés à une pompe à essence électrique de marque Bendix et à un taux de compression relevé à 9,5:1 — une configuration qui deviendra la signature des versions les plus performantes de la gamme (Spider Veloce, Sprint Speciale, SZ). Les premiers exemplaires de Sprint Speciale reçoivent des Weber 40 DCO3, remplacés en cours de production par des 40 DCOE2. Sur la Giulia Super (1965), Alfa Romeo revient au Weber, cette fois associé à un arbre à cames différent privilégiant le couple et la souplesse plutôt que le régime pur (voir Le passage au 1 570 cm³ pour la Giulia — évolution technique du bialbero) ; la TI Super, elle, reçoit des Weber à ouverture simultanée.
Pourquoi ce choix
Le passage au double carburateur double corps répond à un besoin simple : au-delà d'un certain régime et d'une certaine puissance recherchée, un seul carburateur — même double corps — limite le remplissage des cylindres à haut régime. Les Weber horizontaux, montés directement dans l'axe des tubulures d'admission, améliorent le remplissage et la réponse à haut régime, au prix d'une carburation moins tolérante aux à-coups et d'un réglage plus exigeant — une caractéristique à garder en tête pour l'entretien courant d'une Veloce, SS ou SZ aujourd'hui (voir Fiabilité, points faibles et corrosion — ce qu'il faut savoir avant de rouler en Giulietta).
Voir aussi
- Fiche technique du bialbero 1 290 cm³ — toutes les variantes de puissance · Le passage au 1 570 cm³ pour la Giulia — évolution technique du bialbero · La Giulietta Sprint — le coupé qui a tout déclenché (1954-1965) · La Giulietta SZ (Sprint Zagato) — de l'accident de Mille Miglia à la Coda Tronca (1956-1962) · Fiabilité, points faibles et corrosion — ce qu'il faut savoir avant de rouler en Giulietta
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- La Giulietta SZ (Sprint Zagato) — de l'accident de Mille Miglia à la Coda Tronca (1956-1962)Alfa Romeo Giulietta · Histoire et modèles
- Le passage au 1 570 cm³ pour la Giulia — évolution technique du bialberoAlfa Romeo Giulietta · Moteur
- La Giulietta Sprint — le coupé qui a tout déclenché (1954-1965)Alfa Romeo Giulietta · Histoire et modèles
- Fiabilité, points faibles et corrosion — ce qu'il faut savoir avant de rouler en GiuliettaAlfa Romeo Giulietta · Restauration
- Fiche technique du bialbero 1 290 cm³ — toutes les variantes de puissanceAlfa Romeo Giulietta · Moteur