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§ 07 · Carrosserie

La carrosserie en œuf et la porte-façade : anatomie d'un design radical

BMW Isetta · 1955–1962 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une forme dictée par la fonction

La silhouette ovoïde de l'Isetta, aux vitrages arrondis qui lui vaudront le surnom anglo-saxon de bubble car (« l'œuf roulant » en Allemagne, le « pot de yaourt » en France), n'est pas un simple parti pris esthétique : elle répond directement à un objectif de maximisation de l'espace intérieur et de la surface vitrée sur un encombrement au sol minimal. Le moteur étant logé à l'arrière, l'ingénieur italien Ermenegildo Preti (voir L'Isetta est italienne : une origine souvent méconnue du grand public) fait le choix, dès la conception d'origine, d'une porte unique occupant l'intégralité de la face avant du véhicule, ouvrant vers l'extérieur. Une source évoque une inspiration tirée de la forme d'un avion-cargo pour le dessin de cette face avant — un rapprochement esthétique séduisant mais rapporté par une seule source, à ne pas surinterpréter comme un fait technique établi.

Une construction monocoque, légère pour son époque

La caisse repose sur une construction de type monocoque en tôle d'acier, ce qui permet à la version italienne d'origine de ne peser que 330 kg à vide — un chiffre remarquablement bas même selon les standards de l'automobile économique des années 1950 (à titre de comparaison, la contemporaine Fiat 500 de 1957 affiche un poids à vide supérieur pour un habitacle quatre places, voir Isetta, Fiat 500, Mini : pourquoi le règne des micro-voitures a pris fin si vite). Un toit ouvrant en toile, également présent sur d'autres petites voitures populaires de l'époque comme la Fiat Topolino, complète la carrosserie ; sur l'Isetta, il joue toutefois un rôle qui dépasse le simple agrément, puisqu'il constitue l'unique issue de secours du véhicule en cas de blocage de la porte frontale (voir La porte unique à l'avant : un choix de sécurité discuté depuis toujours).

Une porte qui commande tout l'habitacle

Le trait le plus radical du véhicule reste l'intégration du volant et du tableau de bord à la porte elle-même, rendue possible par une colonne de direction articulée (voir Suspension, freinage et la colonne de direction articulée de l'Isetta pour le détail technique du joint de cardan qui permet ce mouvement). Ce choix impose en retour une organisation particulière de l'habitacle : une unique banquette biplace (avec la place, en théorie, pour un enfant supplémentaire), un vide-poche à l'arrière surmontant la roue de secours, et des commandes manuelles regroupées sur la colonne de direction pour limiter les déplacements dans une cabine aussi exiguë.

Une palette chromatique étonnamment large

Loin de l'image d'un véhicule produit dans une teinte unique, BMW propose l'Isetta dans jusqu'à 45 coloris différents au fil de sa carrière commerciale, répartis entre plusieurs niveaux de finition (standard, export, deluxe) — un choix commercial qui tranche avec l'image d'austérité parfois associée aux micro-voitures de l'après-guerre, et qui contribue à expliquer la variété des teintes encore rencontrées aujourd'hui sur le marché de la collection (voir Combien coûte une BMW Isetta aujourd'hui ? Cote de collection et repères d'achat).

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Provenance de cette fiche
Site source
inexhibit.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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