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§ 01 · Histoire et modèles

L'Isetta est italienne : une origine souvent méconnue du grand public

BMW Isetta · 1955–1962 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

L'idée reçue la plus tenace sur la BMW Isetta

Avec son monocylindre de moto BMW, son insigne bavarois et sa réputation de « petite voiture allemande bon marché », l'Isetta est spontanément associée à l'Allemagne par une large partie du public — y compris parmi les amateurs de voitures anciennes. C'est pourtant une erreur : le véhicule est une conception italienne, née deux ans avant que BMW n'en devienne le constructeur qui en assurera le succès mondial. BMW n'a jamais dessiné l'Isetta ; l'entreprise en a acheté la licence de fabrication, ainsi que l'intégralité de l'outillage de carrosserie, au constructeur milanais Iso.

Milan, pas Munich : la vraie genèse

L'histoire commence chez Iso SpA, entreprise dirigée par l'industriel Renzo Rivolta, initialement fabricant de réfrigérateurs (Isothermos) puis de scooters et motos, confrontée à la concurrence croissante de Vespa et Lambretta sur ce dernier marché. Voulant se positionner sur un segment inédit — une automobile ultra-compacte, à mi-chemin entre le deux-roues et la voiture familiale —, Rivolta confie le projet aux ingénieurs Ermenegildo Preti et Pierluigi Raggi, qui dessinent en 1952 un petit véhicule à quatre roues mû par un moteur de motocyclette, présenté au Salon de Turin en novembre 1953 sous le nom d'Isetta (« petite Iso » en italien). L'enquête complète sur cette genèse — biographies, brevets, essais à la Mille Miglia 1954 — a déjà été menée en détail dans ce corpus et n'est pas dupliquée ici : voir Genèse de l'Isetta — Ermenegildo Preti, Pierluigi Raggi et la porte-façade (dossier iso-rivolta-grifo/), qui documente notamment un point encore plus fin et disputé selon les sources : un ingénieur nommé Gobini aurait été initialement chargé du projet par Rivolta avant que Preti et Raggi ne reprennent le dossier — une variante du récit que seule la Wikipédia francophone rapporte, à traiter avec prudence (voir sources/verification-croisee.md de ce dossier).

Un four commercial en Italie, un succès inattendu ailleurs

Face à la concurrence renouvelée de la Fiat 500 C, la production italienne de l'Isetta plafonne à environ un millier d'exemplaires et s'arrête dès 1955-1956. Des unités d'assemblage utilisant des composants Iso fabriqués en Italie tournent alors encore brièvement en Espagne et en Belgique — un point que même les fiches déjà consacrées aux licences internationales de l'Isetta dans ce corpus ne détaillent pas, faute de source suffisamment riche sur ces deux marchés spécifiques, mais que confirme la Wikipédia anglophone. Rivolta, qui souhaite concentrer ses ressources sur son futur projet de grand tourisme (la future Iso Rivolta IR 300), choisit alors de monétiser le concept par une politique de licences internationales plutôt que de s'obstiner sur le marché italien : Allemagne (BMW), France (VELAM), Brésil (Romi), Royaume-Uni et Argentine — un panorama déjà cartographié en détail dans Les licences internationales de l'Isetta — France (VELAM), Brésil (Romi), Royaume-Uni, Argentine (dossier iso-rivolta-grifo/). C'est la licence allemande, et elle seule, qui transformera un petit succès d'estime italien en phénomène industriel mondial — objet du reste de ce dossier.

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Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org, en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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