Le M1 dans l'œuvre cunéiforme de Giugiaro — parenté avec la Lotus Esprit et la Maserati Merak
Une même signature stylistique déployée simultanément
Hagerty le souligne avec justesse : au moment où Giugiaro dessine le M1, il vient tout juste de signer la Lotus Esprit et la Maserati Merak — deux autres GT à moteur central, toutes trois construites sur le même vocabulaire stylistique dit « en coin » (wedge) qui domine le travail d'Italdesign tout au long des années 1970. Les trois voitures partagent la même grammaire : nez effilé et bas, vitrages tendus, arêtes vives plutôt que galbes, habitacle traité comme un volume géométrique pur plutôt que sculpté.
Trois cas d'école déjà documentés séparément dans ce corpus
Plutôt que de reprendre ici l'histoire de chacun de ces deux modèles, on renverra le lecteur à leurs dossiers respectifs : la genèse de la Lotus Esprit, dessinée par Giugiaro à partir d'un prototype montré à Turin en 1972 (la « Silver Car »), est détaillée dans le dossier lotus-elan/ ; la Maserati Merak, dérivée stylistiquement de la Bora à travers un traitement de custode à arcs-boutants propre à Giugiaro, est documentée dans le dossier maserati-bora-merak/.
Ce qui distingue vraiment le M1 dans cette famille
Le M1 se singularise cependant par deux traits que ni l'Esprit ni la Merak ne partagent : une hauteur de caisse encore plus extrême (1,14 m, contre des valeurs sensiblement supérieures pour ses deux cousines), et surtout une filiation directe avec un concept-car préexistant, le BMW Turbo de 1972 (voir La BMW Turbo de 1972 — le concept-car qui préfigure le M1), que Giugiaro doit réinterpréter plutôt qu'inventer intégralement — une contrainte de brief que la Merak et l'Esprit, dessinées sans un tel héritage stylistique imposé, n'ont pas eu à gérer.
Voir aussi
- Site source
- hagerty.com
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026