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§ 07 · Carrosserie

Le dessin de Giorgetto Giugiaro — genèse stylistique de la carrosserie du M1

BMW M1 · 1978–1981 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une biographie déjà traitée ailleurs dans ce corpus

Giorgetto Giugiaro, fondateur d'Italdesign en 1967 et auteur du dessin du M1, compte déjà plusieurs fiches biographiques et monographiques dans ce corpus — sa genèse du style de la Volkswagen Golf I est traitée dans le dossier volkswagen-golf-1/, et sa carrière au-delà de l'automobile (appareils Nikon, orgue de cathédrale, titre de « designer du siècle » en 1999) dans le dossier isuzu-bellett/. On ne reprendra ici que ce qui concerne spécifiquement sa mission sur le M1 — voir aussi Le M1 dans l'œuvre cunéiforme de Giugiaro — parenté avec la Lotus Esprit et la Maserati Merak pour resituer ce projet dans le contexte plus large de sa production de la même période.

Un point de départ imposé, une liberté de traitement

Le brief de départ n'est pas vierge : BMW demande à Giugiaro de reprendre l'esprit du concept-car Turbo de 1972 (voir La BMW Turbo de 1972 — le concept-car qui préfigure le M1), dont la silhouette cunéiforme a déjà marqué les esprits. Giugiaro traite cependant le sujet de façon plus « objective », selon les mots de Wikipédia francophone : il renonce d'emblée aux portes papillon spectaculaires mais peu praticables du Turbo, jugées incompatibles avec une production en petite série destinée à une clientèle exigeante.

Une silhouette pensée pour la vitesse maximale à consommation contenue

La ligne du M1 privilégie ouvertement l'aérodynamique : nez plongeant, hauteur record de seulement 1,14 m, garde au sol de 124 mm, largeur de près de 1,82 m. Cette très faible hauteur, obtenue en partie grâce à des phares escamotables — une solution alors inhabituelle chez BMW, retenue ici pour répondre à la réglementation américaine sur la hauteur minimale des phares tout en conservant un capot avant aussi bas et plat que possible.

Une carrosserie qui pioche dans le catalogue maison

Détail révélateur du contexte industriel contraint du projet (voir La chaîne de production reconstruite en urgence — TIR, Marchesi, Italdesign, Baur) : les feux arrière du M1 sont directement empruntés à la BMW Série 6 (E24) contemporaine plutôt que dessinés spécifiquement — un choix pragmatique assumé par Giugiaro, qui concentre son effort créatif sur les surfaces et proportions générales plutôt que sur chaque détail technique. La grille à lamelles horizontales qui coiffe le capot moteur arrière, en revanche, devient l'un des éléments les plus copiés de la voiture, influençant de nombreux accessoires automobiles au cours de la décennie suivante selon Wikipédia francophone.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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