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§ 07 · Carrosserie

La construction Superleggera et l'aluminium — l'aéronautique appliquée à la carrosserie

Bristol Cars · 1945–2011 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un treillis de tubes hérité de Milan, adopté avant Aston Martin

À partir de la 401 (voir 401, 402, 403 (1949-1955) — la Bristol atteint sa pleine maturité aérodynamique), Bristol adopte le principe Superleggera (« super-léger ») mis au point par le carrossier milanais Touring : un treillis de fins tubes d'acier soudés définit la forme de la carrosserie, sur lequel viennent se fixer, sans jouer de rôle structurel, de minces panneaux d'aluminium. Un guide d'achat de la presse spécialisée britannique souligne que Bristol adopte ce procédé bien avant qu'Aston Martin ne le popularise à son tour — un fait qui tend à être oublié dans les récits centrés sur cette dernière marque. Le résultat conjugue légèreté, rigidité et liberté de dessin, chaque panneau pouvant être galbé sans contrainte structurelle.

Une aérodynamique mesurée et revendiquée

Ce soin de construction s'accompagne d'un travail aérodynamique explicite, à une époque où la plupart des constructeurs dessinent encore leurs carrosseries sans réelle optimisation du Cx. La 401, puis la 402 qui en dérive, atteignent un coefficient de traînée mesuré à 0,36 — une performance notable pour la fin des années 1940, obtenue notamment par des détails aujourd'hui encore remarqués : poignées de porte affleurantes à bouton-poussoir, commandes d'ouverture de capot et de coffre reportées à l'intérieur de l'habitacle, pare-chocs galbés et teintés carrosserie montés sur blocs de caoutchouc plutôt que rigidement fixés au châssis.

Une épaisseur de tôle calculée zone par zone

Le soin apporté à la carrosserie descend jusqu'au choix de l'épaisseur d'aluminium employée : les zones les plus exposées aux impacts de gravillons et aux contraintes mécaniques — le dessus des ailes avant et le capot — reçoivent une tôle plus épaisse (calibre 16) que le reste de la carrosserie (calibre 18), une différenciation rarement pratiquée à ce niveau de détail chez les constructeurs de série de l'époque. Cette exigence, comparable dans son esprit à la rigueur d'un bureau d'études aéronautique, restera une constante de l'identité Bristol bien après l'abandon progressif du principe Superleggera lui-même sur les générations suivantes.

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Provenance de cette fiche
Site source
classicandsportscar.com, classiccarpassion.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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