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§ 13 · Achat administratif

Guide d'achat — l'Oldsmobile Toronado de première génération (1966-1970)

Buick Riviera & Oldsmobile Toronado · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une cote qui a suivi, sans exploser, le marché des américaines classiques

Un exemplaire de Toronado Deluxe 1966 annoncé en mars 1989 dans les colonnes de Hemmings Motor News pour 6 500 $ (soit environ 12 400 $ actualisés) donne une indication de trajectoire : Hagerty estimait en 2016 la fourchette de valeur d'un exemplaire comparable entre 10 900 $ et 40 700 $ selon l'état, pour un rendement annuel moyen de l'ordre de 4,4 % sur la période — une progression réelle mais loin des envolées spéculatives observées sur d'autres classiques américaines de la même décennie. Le Toronado reste, selon Hagerty, un modèle à l'attrait plutôt « de niche » : son architecture à traction avant en détourne certains collectionneurs classiques, tandis que d'autres y voient précisément l'intérêt premier du modèle.

Les points de contrôle mécaniques hérités des propres faiblesses du modèle

Plusieurs points de vigilance découlent directement des faiblesses déjà documentées dans ce dossier pour ce modèle : le freinage à tambours de série sur le seul millésime 1966 (voir Le point faible unanimement dénoncé — le freinage du Toronado de 1966) justifie une attention particulière à l'état des tambours et, sur les millésimes 1967 et suivants, à la présence effective et au bon fonctionnement du kit de disques avant optionnel ; les phares escamotables à commande par dépression, plus lents et plus fragiles dans la durée que leur équivalent électrique de la Riviera (voir Le style du Toronado — hommage au Cord 810 et « monocoque look »), méritent un contrôle de leur étanchéité et de leur vitesse d'ouverture, en particulier sur un exemplaire ayant circulé en altitude ; le carburateur Rochester Quadrajet d'origine, sujet à une réputation (à nuancer, voir Le Toronado et les incendies moteur — une réputation à nuancer) de fuites sur ses bouchons d'admission de carburant, gagne à être vérifié ou, à défaut, à voir ses bouchons remplacés ou étanchéifiés par précaution sur un exemplaire non restauré.

Un groupe motopropulseur réputé fiable, malgré son exotisme apparent

Contrairement à une crainte répandue à l'époque de son lancement, la transmission à chaîne Hy-Vo du Toronado (voir La TH425 et sa chaîne Hy-Vo — comment le Toronado loge un V8 longitudinal en traction avant) s'est révélée, à l'usage, d'une fiabilité comparable à celle des transmissions automatiques classiques de la même génération General Motors — un point qui mérite d'être rappelé à un acheteur potentiel intimidé par l'architecture inhabituelle du groupe motopropulseur. Les points de contrôle usuels d'une Turbo Hydra-Matic de l'époque (niveau et odeur de l'huile de transmission, à-coups de passage de rapport) restent donc pertinents, sans qu'il soit besoin de craindre une fragilité particulière liée à la chaîne elle-même.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
hagerty.com, ateupwithmotor.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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