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§ 07 · Carrosserie

Le style du Toronado — hommage au Cord 810 et « monocoque look »

Buick Riviera & Oldsmobile Toronado · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une carrosserie pensée pour prolonger un rendu de style, pas une contrainte technique

Le dessin définitif du Toronado, issu du rendu « flame red car » de David North (voir La « flame red car » de David North — la genèse stylistique du Toronado (1962-1964)), est qualifié en interne chez General Motors de « monocoque look » — non pas au sens structurel du terme (le Toronado reste une caisse semi-autoportante à berceau partiel, voir Riviera contre Toronado, 1966 — même caisse, deux châssis radicalement différents), mais au sens purement visuel : les pans de custode du pavillon semi-fastback se fondent sans rupture apparente dans les ailes arrière et les passages de roue galbés, sans la moindre ligne de césure marquée entre toit et flancs de caisse.

Un hommage assumé au coupé-sedan Cord 810/812

Les ailes aux arêtes vives et les passages de roue bombés, présents dès les tout premiers rendus de North, constituent un hommage revendiqué aux ailes séparées du Cord 810/812 des années 1930 — la dernière traction avant américaine de série avant le Toronado lui-même (voir son historique dans Sept ans avant le Toronado — la genèse méconnue de la traction avant chez Oldsmobile (1957-1961)). Cette filiation stylistique se prolonge jusque dans le dessin des jantes en acier ajouré du Toronado, elles aussi directement inspirées de celles du Cord — un choix qui, au-delà de la référence historique, améliore également le refroidissement des freins, alors un point faible reconnu du modèle (voir Le point faible unanimement dénoncé — le freinage du Toronado de 1966). La calandre à lamelles horizontales de 1966 reprend elle aussi, en écho, les canaux d'aération du capot du Cord.

Deux solutions différentes pour des phares escamotables

Toronado comme Riviera de seconde génération partagent des phares escamotables, mais avec des mécanismes distincts : ceux du Toronado sont actionnés par le vide moteur, ce qui les rend relativement lents à s'ouvrir ou se refermer — un temps de réponse encore allongé en altitude — et sujets à l'usure avec le temps. Ceux de la Riviera, hérités du même principe électrique que sur la génération 1965 (voir Riviera 1964-1965 — phares escamotables, Gran Sport et un déclin commercial persistant), sont actionnés par un moteur électrique, plus rapide et généralement plus fiable dans la durée. Ni l'un ni l'autre modèle ne reçoit de déflecteur de custode (« vent window ») — une grande première chez General Motors, qui avait pourtant inventé ce dispositif trente ans plus tôt —, ce qui impose la mise au point d'un système de ventilation à flux traversant, l'air entrant par le capot et ressortant par une grille placée sous la lunette arrière.

Un dessin qui essaime au-delà des frontières américaines

La ligne du Toronado ne s'arrête pas aux frontières américaines : en Australie, la ligne de toit plongeante de la Holden Monaro HK-HT-HG (1968-1971) s'en inspire directement, comme documenté ailleurs dans ce corpus — voir Le style de la Monaro HK-HT-HG — entre Oldsmobile Toronado et « coke bottle » à l'américaine dans le dossier holden-monaro/, où cette influence est explicitement attribuée par les sources australiennes consultées pour ce corpus.

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Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com, curbsideclassic.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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